Contre-offensive populaire !

C’est par un agenda à l’étranger très chargé que la présidence Macron a choisi de fêter ses 1 an. Sa visite aux États-Unis fut abondamment commentée comme une réussite et un coup de maître de l’homme providentiel. Personne n’a pu manquer les images en boucle de Macron au congrès américain. La réalité de son positionnement, c’est celui d’un alignement de l’impérialisme français sur Trump dans la question iranienne (demande de renégociation de l’accord sur le nucléaire), dans la politique de guerre contre la République de Syrie à coup de missiles dernière génération (coûtant chacun près de 3 millions d’euros...), dans le refus de voir signé le traité de paix entre la République Populaire Démocratique de Corée et la Corée du Sud...
En France, la politique des monopoles et de Macron confirme le tournant réactionnaire et la nouvelle étape que représente son élection pour le capitalisme français.
Face au mécontentement qui se manifeste quotidiennement, de la part de secteurs toujours plus nombreux à subir les attaques de cette politique, le gouvernement Philippe utilise à la fois les manœuvres trompeuses et la répression :
Le 1er ministre a multiplié les rendez-vous avec les cheminots en lâchant partiellement sur la dette, en jouant la division des syndicats, tout en espérant l’essoufflement. Le gouvernement repousse sans cesse les annonces du CAP 22 pour la fonction publique, alors que le projet gouvernemental présenté en février constitue une casse généralisée de ses fondements, de son périmètre et de ses emplois ; et Darmanin fait des annonces sur les salaires les plus bas.
L’épisode des Black Block (BB), le 1er mai, sert la criminalisation du mouvement syndical et des luttes en cours. La casse de commerces ou d’agences bancaires ne change rien au rapport de force ou renforce le réformisme et le pouvoir qui se rallie ainsi les couches indécises. L’anarchisme, idéologie petite bourgeoise dont se réclament certains BB, a toujours développé des théories erronées sur la destruction ou l’attentat individuel. Tous les présents peuvent attester que les CRS ont laissé faire les BB le 1er mai. Et l’heure n’est pas à un appel au pacifisme béat, comme le fait Mélenchon, mais bien à la reconstitution d’un service d’ordre des travailleurs à la hauteur des provocations.
Contre la jeunesse, le Roi-président défend sa loi ORE à coups de CRS, mais les AG continuent de décider de lutter et de bloquer.
La colère et les luttes sont là. Pourtant des décennies de réformisme syndical et politique freinent leur élargissement et leur généralisation. Si le syndicalisme est par essence réformiste, cela n’empêche pas la nécessité d’un syndicalisme de classe. Cette bataille est incontournable pour que le prolétariat se réapproprie sa conscience de classe, qu’il relève la tête et mette en échec l’offensive tous azimuts du capital monopoliste.
La période est également marquée par un élan unitaire y compris entre organisations progressistes ou anticapitalistes. Notre Parti est favorable à la construction, dans la lutte, d’un tel front d’alternative populaire anticapitaliste et à l’émergence d’un bloc uni des organisations communistes qui se réclament du marxisme-léninisme.
Accuser le capitalisme, montrer qu’il est responsable de tous les maux est une tâche incontournable. La majorité de ceux qui luttent doit être convaincue de cibler le capitalisme, et ne faire confiance à aucun gouvernement bourgeois, à aucune bourgeoisie, à aucune alliance impérialiste.
L’exemple de SYRIZA en Grèce, et de nombreux autres qui mènent dans les faits une politique anti-populaire, démontrent que les soi-disant « gouvernements de gauche » sont des mécanismes de gestion et de reproduction de l’exploitation capitaliste. Ils sèment des illusions sur l’humanisation du capitalisme, comme France Insoumise ou PCF en France, et une attente dangereuse dans le fait que l’on puisse résoudre les problèmes des masses populaires et satisfaire leurs besoins dans les conditions de l’exploitation capitaliste.
Car rappelons-le, la source des malheurs et souffrances du peuple-travailleur, ce sont la propriété privée des moyens de production, le pouvoir du capital, la logique de rentabilité monopoliste, la démocratie bourgeoise tronquée et mensongère, l’impérialisme et sa politique de guerre. C’est d’ailleurs ce manque et les illusions entretenues autour de la perspective d’un « Programme commun de gouvernement » PS/PCF (signé en 1972), qui ont empêché qu’à partir de mai 68, les grandes mobilisations aboutissent à un processus révolutionnaire.
Le Parti Communiste Révolutionnaire de France appelle les travailleurs et travailleuses mobilisé-e-s sur leurs lieux de travail et lors des journées de grèves et de manifestations, comme les 22 et 26 mai 2018, à relier la lutte contre la politique des monopoles et de Macron, à la dénonciation globale du capitalisme-impérialisme, pour penser la seule alternative réelle au capitalisme : le socialisme et le pouvoir ouvrier et populaire vers le communisme.

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