Guerre d’Algérie : Parlons clair !

Confronté à l’impopularité de sa politique, aux lézardes de sa majorité fabriquée, E. Macron vient de tenter une opération de ripolinage : le 13 septembre 2018, il a enfin mis un terme à la scandaleuse attitude de l’État couvrant la torture et l’assassinat par l’armée française du camarade Maurice Audin, membre du Parti Communiste Algérien. C’est là l’aboutissement du combat mené depuis 60 ans par toutes celles et tous ceux, et en particulier par sa femme et son fils, qui ont combattu le colonialisme, pour la reconnaissance du droit des peuples à l’indépendance et pour que reconnaissance soit faite des crimes commis par l’impérialisme français.

À ce sujet d’ailleurs, c’est être fidèle au combat de Maurice Audin, de toutes celles et tous ceux qui ont subi dans leurs chairs de tels crimes, que d’exiger condamnation de l’armée française, des forces de police, de ceux de leurs membres qui y ont été mêlés et des dirigeants politiques de l’époque.

C’est clairement la voie inverse qu’a choisie la présidence de la République en attribuant la Légion d’Honneur ou du Mérite à 26 anciens Harkis la semaine suivante. Les Harkis étaient des supplétifs de l’armée coloniale, souvent chargés des sales besognes : arrestations irrégulières, tortures, opérations contre les villages algériens ou contre les travailleurs algériens en France. De par leur situation, ils jouaient de fait, en Algérie et en France, le rôle qu’avait joué, quelques années auparavant, la Milice pétainiste (pour ne pas parler des membres de la LVF) auprès des armées hitlériennes en Europe et en France. On peut que s’interroger sur quelle serait la réaction du gouvernement français s’il prenait au gouvernement allemand l’idée d’en décorer quelques-uns de ses membres. D’autre part, l’histoire ne dit pas quels sont les critères retenus pour attribuer les décorations, dans un corps militarisé étroitement lié à la répression et à la terreur contre les populations, les clameurs hystériques indécentes pour les faire passer pour des martyrs n’y changeant rien. Il n’en demeure pas moins que la Vème République exprimant son racisme colonial, comme il est de "coutume" dans ce genre de situation, s’est débarrassée du problème en regroupant ses supplétifs dans des bidonvilles et en ne leur reconnaissant pas leur statut de militaire, contrairement à ce qui s’est passé avec les dirigeants militaires de l’OAS, auxquels Mitterrand a rendu décorations et pensions avec reversement rétroactif !

Au-delà de l’opération politicienne autour de Maurice Audin, qui calque celle de Sarkozy avec la tentative de récupération de Guy Môquet, le Parti Communiste Révolutionnaire de France condamne la tentative, près de 60 ans plus tard, de ressusciter la "paix des braves" que prétendait imposer le régime gaulliste.
De 1954 à 1962 pendant la Guerre d’Algérie, il y a eu ceux qui luttaient pour la liberté et le droit des peuples, le camp de ceux où se trouvaient Maurice Audin, Henri Alleg, François Yveton et des centaines d’autres avec le peuple algérien, et de l’autre celui de ceux qui défendaient le crime contre l’humanité que constituait le colonialisme et ses crimes de guerre, tortures, assassinats viols, utilisation du Napalm, camps de concentration etc., le camp qu’avait choisi les Harkis. On ne saurait taire d’ailleurs le rôle de la social-démocratie dans cette sale guerre, dont on attend toujours la dénonciation par les autorités françaises, et leur reconnaissance du bien-fondé de la lutte du peuple algérien et la réhabilitation de toutes celles et tous ceux qui ont été condamné(e)s par les tribunaux français pour avoir lutté pour l’indépendance de l’Algérie.

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