Tupperware : Non à la fermeture !

Le 19 octobre 2017, à Joué-lès-Tours en Indre-et-Loire, la direction a annoncé la fermeture sous quatre mois, c’est-à-dire en février 2018, de l’usine Tupperware. 235 travailleur-se-s seront donc licencié-e-s.

Au milieu des années 2000, l’entreprise embauchait plus de 400 salarié-e-s. L’établissement de Joué-lès-Tours était même récemment présenté comme un exemple de dynamisme, exportant 70% de sa production, à la pointe de la recherche plasturgique avec une spécialisation dans la coloration des plastiques. Tupperware affiche un chiffre d’affaires supérieur à 2 milliards de dollars. La branche française de cette multinationale a réalisé un bénéfice net de 5,9 millions d’euros en 2015, et de 1,7 million encore en 2016.

Mais en octobre, la direction patronale déclare qu’elle est «  confrontée à une surcapacité industrielle de son réseau de fabrication européen liée à l’amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe  ».
Les élus CGT de l’entreprise ont décidé d’accompagner tout de suite la fermeture, en conseillant même aux ouvriers de ne rien faire pour ne pas perturber les négociations du « plan de sauvegarde » de l’emploi … Une dizaine de rendez-vous sont encore prévus entre les représentants des salariés et la direction pour boucler ce plan. L’Union départementale de l’Indre et Loire et la fédération CGT de la chimie dont dépend l’usine de plasturgie, dénonceront d’ailleurs cette position.
Certains salariés ont décidé de se faire entendre à leur manière en déposant des t-shirts blancs sur lesquels on pouvait lire des mots forts tels que « 50 ans à la porte » ou « Jeté comme une merde ».

La lutte doit bien s’engager pour la sauvegarde de tous les emplois. Chaque emploi de l’usine appartient à l’ensemble de notre classe ; chaque emploi perdu est un emploi perdu par la classe ouvrière dans son entier. Autant de privés d’emplois supplémentaires même si tous les ouvriers de Tupperware étaient reclassés.

Les luttes, aussi radicales soient-elles, qui se résument à des augmentations d’indemnité de départ, s’éloignent des intérêts de classe des ouvriers. Nous ne nions pas la nécessité de cette douloureuse bataille, mais à l’issue seulement d’un combat général non victorieux pour le maintien des emplois et des sites qui nous font survivre aujourd’hui et ferons survivre nos enfants demain.

L’absence organisée de véritable solidarité et de lutte à l’échelle nationale, conséquence du syndicalisme d’aménagement et d’accompagnement, livre les travailleurs à leur propre sort. On le voit bien : la lutte urgente pour sauver ces emplois se heurte durablement à la fois à la propriété privée des usines et aux décideurs monopolistes que sont les grands groupes. Contre l’attente d’hypothétiques repreneurs partiels et non pérennes, notre Parti propose le mot d’ordre unificateur de lutte pour la nationalisation sans indemnisation des profiteurs et avec contrôle ouvrier contre la fermeture des usines, ici de Tupperware. Ces luttes doivent s’appuyer sur un comité local large de défense de l’usine, son occupation (avec ses machines), une solidarité nationale, un soutien de tous les travailleurs de France, la coordination avec les usines dans la même situation, afin de faire céder le gouvernement sur ce mot d’ordre.

L’avenir ne saurait résider dans un système capitaliste fondé sur la maximisation du profit, sur l’incapacité à satisfaire les revendications durables matérielles et culturelles, en France et ailleurs.
Le PCRF est persuadé que la classe ouvrière, au fur et à mesure de ses luttes, apparaîtra comme la seule classe (avec l’ensemble des travailleurs) apte à chasser la bourgeoisie afin de prendre le pouvoir, socialiser – c’est-à-dire donner aux ouvriers et aux travailleurs - les entreprises, banques, construire un nouvel État socialiste-communiste, afin que les producteurs de richesses puissent jouir enfin de leur travail. La dialectique est la suivante : ces nationalisations que nous proposons comme axes de luttes visent bien à satisfaire les besoins urgents de l’immense majorité, la sauvegarde de l’emploi et de l’outil industriel, l’extension des droits des salariés, la création de comités d’usagers/ personnels, le droit de veto des syndicats aux décisions des directions. Les entreprises nationalisées seront l’objet d’une âpre lutte de classe continue entre les monopolistes (expropriés ou pas), leur État et les travailleurs cherchant toujours plus à satisfaire leurs revendications sociales, politiques. Les travailleurs lutteront concrètement contre l’État capitaliste. Les masses verront alors (si les communistes jouent leur rôle) que la seule loi de la bourgeoisie monopoliste, en classe parasite, est la satisfaction de son intérêt étroit de caste. Finalement, l’alternative est la suivante : Ou bien les capitalistes, une fois de plus, reprennent ce qu’ils auront dû concéder sous la pression des luttes du mouvement populaire, ou bien le mouvement ouvrier et populaire se débarrasse du capitalisme.

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