Loi Travail sur le terrain : le syndicalisme à l’épreuve de la "rupture conventionnelle collective"

Les travailleurs doivent trier le bon grain de l’ivraie !

À peine mise en place par ordonnances, la Loi « Travail-contre-Capital » de Macron -El Khomri est utilisée par Peugeot Société Anonyme (PSA) ! Comme l’avait dénoncé la CGT depuis le début, la « rupture conventionnelle collective » permet au monopole de l’automobile, par ailleurs aux profits florissants, de supprimer 2200 emplois, contre la promesse de la création de 1500 emplois en CDI, plus des emplois intérimaires.

Rappelons que dans les cinq dernières années, 25 000 emplois ont été supprimés chez PSA. S’il est vrai que la rupture conventionnelle collective se fait à l’initiative du groupe monopoliste, il n’en demeure pas moins que celle-ci n’a lieu que parce que cinq organisations jaunes représentant 58% des salariés ont donné leur signature. C’est tout le machiavélisme des lois El Khomri et Macron : elles donnent l’initiative au patronat, tout en faisant reposer sur le prétendu syndicalisme de concertation la responsabilité des décisions prises. Ainsi on escompte que les travailleurs à un moment ou un autre se retourneront contre le syndicalisme.

C’est contre le « syndicalisme » pourri que les travailleurs doivent se retourner : la CFDT bien sûr, cette organisation qui regroupe le pseudo syndicalisme chrétien et les courants les plus intégrationnistes de la social-démocratie ; mais aussi FO, dont on comprend mieux l’attitude ambiguë depuis l’élection de Macron. Mais il est vrai que les relations incestueuses entre le patronat de la métallurgie et la fédération FO de cette branche sont largement connues : financement occulte, aides de toutes sortes, y compris en nervis, et en liaison avec l’officine de la CIA dirigée par d’ex-collabos (Georges Albertini) sous l’appellation d’Institut d’Histoire Sociale, aujourd’hui dirigée par… Stéphane Courtois. André Bergeron en fut président après avoir été le patron de FO pendant des années.

Seule la CGT a refusé de cautionner le mauvais coup (c’est le premier syndicat en voix). Elle a dénoncé les profits en hausse (de 1,2 milliards en 2015 à 2,15 Mds en 2016), le chiffre d’affaires record pour la première moitié 2017 et le record de ventes pour l’année 2017, le tout « arrosé par des subventions publiques de 287 millions d’euros pour les quatre dernières années  » ! L’attitude de la CGT montre que, malgré son orientation réformiste et son inaction dans la dernière période, elle reste une organisation syndicale dont les travailleurs doivent se réapproprier la maîtrise ; là où il y a résistance contre la collaboration de classe (notamment dans les organisations de base), il est nécessaire que renaisse un syndicalisme de lutte de classe.

Nous appelons les travailleurs à rejoindre la CGT et à mener ce combat dans les entreprises, les UL, les UD et les fédérations. Un proverbe sudafricain dit que là où est passé la rivière, l’eau coulera de nouveau. La CGT, par ses militants retrouvera son rôle de syndicat de classe, de masse et internationaliste. Il faut dénoncer partout, y compris à la CGT ou à la FSU, les « syndicalistes » jaunes, ces larbins du Capital, mais en même temps se battre pour récupérer notre arme dans la lutte des classes : le syndicalisme.

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