Oui, il faut continuer et ne rien lâcher !

Déclaration du Parti Communiste Révolutionnaire de France

Le Parti Communiste Révolutionnaire de France s’incline respectueusement devant les victimes du crime de Strasbourg, présente ses condoléances aux familles endeuillées et témoigne de sa sympathie pour les blessés leur souhaitant prompt rétablissement.

Mais notre parti tient à dénoncer la campagne qui se développe depuis le 11 décembre et qui dépasse les limites de l’indécence.

Les médias focalisent l’attention en repassant en boucle des informations sans intérêt, puisqu’à l’heure où le coupable a été abattu, la question reste posée sur la nature de cet attentat (attentat terroriste, crime crapuleux, ou à une maladie mentale…). Mais il s’agissait de faire pression sur les Gilets Jaunes et les travailleurs en lutte à la veille des manifestations de la CGT du 14/12 et de celles des Gilets Jaunes du 15/12.

La droite et le Rassemblement National réclament l’affectation d’effectifs de police supplémentaires et demandent aux Gilets Jaunes d’arrêter leur mouvement, puisque le gouvernement leur aurait donné satisfaction ! On ne peut mieux révéler, au-delà des détails qui les séparent, le caractère de classe de ce qui les réunit : une politique antisociale, pour la satisfaction des besoins exclusifs des monopoles et de l’oligarchie financière, car comme nous l’avons déjà dit, et comme beaucoup l’ont déjà dit, les reculs d’Emmanuel Macron ne répondent pas, loin s’en faut, aux attentes de ceux qui sont entrés en lutte contre sa politique ! Au demeurant, on peut légitimement s’interroger sur la politique de déploiement ostentatoire des forces de répression, et des dispositifs de contrôle mis en place, au nom de la lutte antiterroriste, alors que les drames de Nice et de Strasbourg, entre autres, montrent le caractère pour le moins peu efficace de ceux-ci, pas plus qu’ils n’empêchent les casseurs et la montée de bandes de pilleurs organisées lors des manifestations. En revanche, force est de constater que cela entretient le climat de peur, que cela permet d’entraver le droit de manifester et de fouler aux pieds les droits démocratiques.

Mais l’indécence est à son comble quand, de l’opposition prétendument à sa droite aux membres du gouvernement, chacun y va de son appel à suspendre les manifestations de ce samedi 15 décembre pour permettre aux policiers de se reposer ! Se reposer de quoi ? D’avoir tout fait pour empêcher les manifestations du samedi 8/12, en laissant les casseurs envahir les rues ? D’avoir arrêté plus de 1700 personnes (mais combien de casseurs proprement dit ?) et blessé grièvement des manifestants désarmés ? Faut-il rappeler que le déploiement policier n’a pas empêché l’assassinat de Gilets Jaunes par des automobilistes qui, si l’on en croit le silence des membres de LREM et du gouvernement, ne sont pas de ceux qui "fument des gitanes et roulent en diesel" ! Mais en dénonçant les ennemis des milieux populaires, des travailleurs, pour leurs tentatives infâmes de culpabiliser les victimes de leur politique, nous voulons insister sur le fait que parmi eux, il y a le Bureau National de la CFDT et son secrétaire général Laurent Berger. Non seulement cet individu, depuis 2017, soutient la politique de Macron parce qu’elle est conforme à ce que veut la bourgeoisie monopoliste en France et dans l’Union Européenne, mais depuis le début du mouvement social actuel, il n’a cessé de s’opposer sur le fond à ce mouvement et à sa base revendicative. Cet individu et la direction de son organisation viennent apporter leur pierre aux discours officiels des partis réactionnaires en appelant à l’arrêt des manifestations pour "ne pas charger la barque de la police" et pour prendre en compte les "efforts du gouvernement". Il faut en finir avec les faux-semblants. Berger et ses amis doivent être ostracisés par le mouvement syndical et les travailleurs. Nous appelons les organisations syndicales, la CGT et la FSU en particulier, à ne plus rencontrer, discuter ou inviter la direction de la CFDT, sous quelque prétexte que ce soit, et à les dénoncer auprès des travailleurs, y compris auprès de ceux qui sont membres de cette pseudo organisation syndicale.

Le Parti Communiste Révolutionnaire de France, de son côté, appellent les travailleurs, les militants syndicaux à rejoindre les manifestations du samedi 15 décembre, et à renforcer le courant syndical de classe qui émerge dans la CGT pour en finir avec l’orientation de collaboration de classe, pour la rupture avec la CES et la CSI, pour l’adhésion à la FSM.

Le 14 décembre 2018

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