Béthune-Bridgestone : Solidarité de classe pour sauver l’usine !

Un nouvel exemple de la politique destructrice et criminelle, menée par les monopoles et la classe bourgeoise, vient d’être donné, avec l’annonce brutale, le 16 septembre 2020, par la direction de Bridgestone (monopole japonais de fabrication de pneus), de la fermeture du site de Béthune (Pas-de-Calais), laissant sur le carreau 863 salariés.
Parmi l’avalanche d’annonces de plans sociaux, cette décision-là a déclenché une onde de choc d’autant plus forte qu’elle touche une région déjà sinistrée en matière de désindustrialisation, et que le scandale des délocalisations (usines de pneus en Pologne et en Hongrie) et des fermetures réalisées au mépris de l’argent public reçu (1,8 million de CICE touchés par Bridgestone) est apparu au grand jour.

La bataille pour sauver l’usine et tous les emplois est donc légitimement enclenchée, et le PCRF se tient aux côtés des travailleurs en lutte, en appelant à la constitution d’un vaste collectif de défense de l’usine de Béthune, déployé au sein de la population locale et au-delà, avec la solidarité de classe des autres travailleurs du secteur automobile.

En même temps, nous mettons en garde contre le jeu de dupes auquel se livre le gouvernement Macron/Castex, en envoyant ses ministres de l’Industrie et du Travail faire de belles déclarations d’indignation, des réunions, des promesses de « contre-expertise » par un « cabinet de conseil », mais qui n’annoncent aucune mesure contraignante à l’égard de ce monopole ; on nous dit que «  tout l’échiquier politique est mobilisé contre cette annonce brutale », mais au-delà de l’incroyable hypocrisie d’un Xavier Bertrand (Président LR des Haut-de-France) qui prétend « se battre à mort » pour la sauvegarde des emplois, nous disons que les semeurs d’illusions sur le rôle « protecteur » de l’État (le dirigeant du PCF Fabien Roussel allant jusqu’à appeler « le président Emmanuel Macron à "se mouiller" » -sic !-) ne rendent pas service à la classe ouvrière.

En effet, sans une dure lutte, massive et durable, posant la question de la propriété de leurs usines, les ouvrières et ouvriers menacés de chômage n’ont rien à attendre d’un gouvernement d’État capitaliste, c’est-à-dire fondé sur la propriété privée des moyens de production.

C’est pourquoi le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF)
- assure de son soutien les travailleurs en lutte à Béthune pour la sauvegarde de leurs emplois et de leur site de production, ainsi que tout collectif large déployant cette lutte localement mais aussi nationalement, avec la solidarité de classe des travailleurs de ce secteur industriel
- appelle à la constitution d’un Front social d’action, base d’une convergence révolutionnaire pour en finir avec le capitalisme-impérialisme.

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