De l’argent pour la santé, pas pour les bombes !

Alors que la pandémie de Covid-19 n’est toujours pas résolue, avec le risque d’une 4ème vague à l’automne prochain, le danger d’une guerre à vaste échelle s’intensifie, dans le contexte d’accélération de la course aux armements à travers le monde.

En effet, la baisse du nombre d’armes nucléaires dans le monde a connu un nouveau coup de frein l’année dernière. Selon le rapport annuel de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, les puissances nucléaires modernisent leurs arsenaux, voire les étendent pour certaines. « Nous observons des programmes de modernisation nucléaire très importants dans le monde entier et dans tous les États dotés d’armes nucléaires » avec « une hausse de l’importance attribuée aux armes nucléaires dans leurs stratégies militaires. », affirme un chercheur de cet institut.
Le stock d’armes nucléaires a augmenté, passant de 9380 à 9620 en un an et leur nombre sur des missiles ou au sein de forces opérationnelles a aussi augmenté de 105 unités en un an, à 3825 têtes dont environ 2000 en « état d’alerte opérationnelle élevé » (pouvant être lancées en quelques minutes). Si les États-Unis et la Russie possèdent toujours à eux 2 plus de 90% des armes nucléaires mondiales, le nombre de têtes nucléaires augmente parmi les autres puissances nucléaires. Ainsi la République populaire de Chine possède 350 têtes nucléaires début 2021 (30 de plus qu’en 2020), devançant la France : 290 (stable), le Royaume-Uni : 225 (+10), le Pakistan : 165 (+5), l’Inde : 156 (+6) et Israël : 90 (stable).

Ce rétropédalage concernant le désarmement nucléaire dans le monde s’accompagne d’un accroissement des budgets militaires dans le monde. Pour la 4ème année consécutive, un record a été battu pour atteindre 2000 milliards de dollars l’an dernier. Représentant 39% des dépenses militaires mondiales en 2020, les États-Unis ont augmenté leurs dépenses militaires pour la 3ème année consécutive, atteignant 778 milliards de dollars, soit 4,4 % d’augmentation par rapport à 2019. Pour la 26ème année consécutive, la République populaire de Chine a augmenté ses dépenses militaires atteignant 252 milliards de dollars en 2020, soit une augmentation de 1,9 % par rapport à 2019 et de 76 % par rapport à la décennie 2011-2020. 8ème plus grand dépensier au monde, la France a franchi le seuil des 2% du PIB consacré aux dépenses militaires en 2020. Cinquième plus grand dépensier en 2020, le Royaume-Uni consacrait un total de 59,2 milliards de dollars à ses dépenses militaires en 2020. Aussi l’Inde (avec 72,9 milliards de dollars), le Japon (avec 49,1 milliards de dollars), la Corée du Sud (avec 45,7 milliards de dollars) et l’Australie (avec 27,5 milliards de dollars) sont les plus grands dépensiers dans la région Asie-Océanie dans le domaine militaire avec une augmentation entre 2019 et 2020 et au cours de la décennie 2011-2020. Quant à la Russie, ses dépenses militaires ont augmenté pour la 2ème année consécutive pour atteindre 61,7 milliards de dollars, soit une augmentation de 2,5 % en 2020. Plusieurs pays d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient et du continent africain ont également vu leurs dépenses militaires s’accroitre.

Cette politique généralisée de préparation à la guerre tire son origine dans l’aggravation de la crise générale du capitalisme à son stade ultime, l’impérialisme. L’aggravation de la baisse tendancielle du taux de profits, de ses contradictions, de son pourrissement et de son caractère destructeur rend nécessaire pour les monopoles des pays du centre impérialiste de conquérir de nouvelles ressources et de nouvelles parts de marché pour écoulement de la marchandise produite ainsi que pour exporter les capitaux. Cette augmentation des dépenses militaires intervient d’ailleurs en pleine pandémie de Covid-19 alors que le système de santé a été saturé à plusieurs reprises par les vagues successives, que les personnels soignants sont épuisés avec aucune politique volontariste d’embauches et de revalorisation des carrières en vue. Il n’y a pas d’argent pour financer la santé, mais il y en a pour renforcer les arsenaux nucléaires et augmenter les dépenses de guerre ?

Aujourd’hui le peuple travailleur doit revendiquer l’arrêt immédiat de l’accroissement des dépenses militaires et des arsenaux nucléaires ainsi que pour une redirection de l’argent alloué pour financer les services publics répondant à nos besoins vitaux.
Au-delà, le capitalisme portant en lui la guerre « comme les nuées portent l’orage », c’est bien ce système destructeur et meurtrier qui doit être remis en question, pour aller, par la voie de la révolution, vers son remplacement par une société socialiste-communiste qui, socialisant les moyens de production et d’échange, pourra durablement répondre aux besoins des populations et des territoires, à commencer par celui de vivre en paix.

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