Déclaration de la FSM à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés

À lire ci-dessous, la déclaration de la Fédération syndicale mondiale (FSM) à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés :

19 juin 2020

La Fédération Syndicale Mondiale célèbre la Journée mondiale des réfugiés, qui a été décidée le 20 juin par les Nations Unies en 2000. L’agressivité impérialiste pour le contrôle et l’exploitation des marchés, les ressources naturelles et les routes énergétiques, la barbarie capitaliste, les politiques anti-travail et anti-peuples, la faim, la pauvreté, la traite négrière moderne sont les principaux facteurs causals qui ont directement ou indirectement contraint des millions de personnes à des déplacements forcés. Selon les données de l’ONU, on estime qu’au moins 70,8 millions de personnes dans le monde ont été forcées de fuir leurs foyers. Parmi eux, près de 25,9 millions de réfugiés et chaque minute 20 personnes laissent tout derrière eux pour échapper à la guerre, la persécution ou la terreur.

Les réfugiés sont l’un des groupes sociaux les plus vulnérables qui sont déracinés de leur pays d’origine et qui se retrouvent dans les pays dits d’accueil où, dans la plupart des cas, ils vivent dans des conditions inhumaines, confrontés à l’insécurité et privés des nécessités de base. Les réfugiés, ainsi que les migrants économiques et toutes les personnes déplacées de force, sont traités comme une « armée de réserve » pour la production capitaliste ; Lorsque les capitalistes ont besoin d’augmenter leur production, les réfugiés et les migrants sont exploités comme main-d’œuvre bon marché dans des conditions de travail précaires et misérables avec des salaires de famine. Alors que, lorsque la production est limitée pour des raisons économiques, en règle générale, ils sont instantanément expulsés du processus de production, sans aucune compensation ou subvention, perdant même les maigres revenus qu’ils avaient.

Les conséquences du COVID-19 et l’indifférence des gouvernements et des centres d’élaboration des politiques internationales ont exacerbé les problèmes et les défis auxquels sont confrontés les réfugiés. La pandémie actuelle a révélé de la manière la plus tragique à quel point les personnes déplacées sont vulnérables, tant en termes de santé et de sécurité que d’emploi et de subsistance. En conséquence, nous dénonçons l’hypocrisie des pays impérialistes et de la majorité des organisations internationales qui font de grandes déclarations spectaculaires et grandioses sur les réfugiés alors qu’ils provoquent ou tolèrent le déracinement et l’appauvrissement de millions de personnes pour servir des intérêts monopolistiques.

Le mouvement syndical international axé sur les classes réunit des millions de travailleurs dans tous les endroits du monde contre l’exploitation, indépendamment de leur origine, de leur nationalité, de leur sexe, de leur couleur, de leur religion et de toute autre différenciation insignifiante. Ces dernières années, une variété d’activités, d’initiatives, de séminaires, de journées d’action internationale et de manifestations militantes ont été organisées par la FSM et ses affiliés pour défendre les intérêts des réfugiés.

Nous luttons pour la création de centres d’accueil et d’accueil dignes où seront dispensés la nourriture et les soins médicaux ainsi que l’éducation des enfants de réfugiés. La protection des réfugiés est une obligation des États des pays d’accueil et ils ne devraient pas transférer cette obligation aux ONG et à leur opération controversée. Nous exigeons la simplification et l’accélération de toutes les procédures pour le transport sécurisé des migrants vers leur pays de destination finale. Nous poursuivons et intensifions notre lutte pour garantir les libertés démocratiques et les droits civils, des salaires dignes, des conditions de travail et de vie appropriées, la sécurité et la prospérité pour tous les réfugiés. Nous renforçons notre voix pour la dissolution de l’OTAN et l’abolition des interventions impérialistes. Nous nous opposons à toutes les formes de discrimination et de racisme. Nous isolons l’extrême droite, le néofascisme et la xénophobie qui sèment le poison, obscurcissant la véritable division de la société en exploiteurs et exploités, au service de la perpétuation de la barbarie capitaliste.

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, la FSM appelle ses plus de 100 millions de membres dans les 130 pays des 5 continents à poursuivre et renforcer leur lutte, dans tous les secteurs et dans toutes les régions, pour l’intégration complète et harmonieuse des immigrés dans les sociétés locales et tous les aspects de la vie sociale, y compris les syndicats.

Le Secrétariat

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