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Environnement : COP 30, ou l’échec prévisible du capitalisme… - Parti Communiste Révolutionnaire de France

Environnement : COP 30, ou l’échec prévisible du capitalisme…

Du 10 au 22 novembre 2025, s’est tenue la COP30 à Belém, au Brésil, aux portes de l’Amazonie. Malgré toute cette symbolique, la COP30 est un échec.

Lors de l’ouverture de la conférence, Jim Skea, président du GIEC, a jugé « presque inévitable » le dépassement à court terme du seuil de 1,5°C de réchauffement, pourtant fixé par l’accord de Paris 10 ans plus tôt. « Cela est clairement dû à l’insuffisance des mesures prises en faveur du climat au cours des dernières années et à l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre qui en a résulté », continue-t-il.

Plus de 1600 lobbyistes des énergies fossiles ont été autorisés à participer à la COP30, preuve du poids écrasant de cette industrie dans les négociations internationales. Ces lobbyistes étaient 50 fois plus nombreux que les délégués officiels des Philippines, frappés par des typhons dévastateurs, et 40 fois plus nombreux que la délégation de la Jamaïque, meurtrie par le passage de l’ouragan Melissa. Parmi ces entreprises figuraient ExxonMobil, BP, Petrobras et TotalEnergie. En parallèle, les populations autochtones amazoniennes comptaient 900 représentants qui, contrairement aux lobbyistes, étaient tenus à l’écart des décideurs politiques.

Les États-Unis, un des principaux pays émetteurs de CO2 et un des plus gros pollueurs mondiaux, n’ont pas pris part à la COP30, suite à l’orientation climato-sceptique de la politique de l’administration Trump.

Les négociateurs n’ont pas pu inscrire, dans l’accord a minima qui a été arraché, la sortie des énergies fossiles dans les textes officiels, ni même l’arrêt et l’inversion de la déforestation, suscitant la contestation de nombreux États. Plus de 80 États poussaient à l’inclusion, dans l’accord final, d’une feuille de route planifiant la sortie progressive des énergies fossiles, et près de 90 États souhaitaient un plan clair contre la déforestation. Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, avait déclaré : « en l’état actuel, [le texte] est juste inacceptable. Ce n’est pas possible de partir avec un texte final [n’incluant pas un mot sur les fossiles et la déforestation]. »

L’Union européenne a concentré les reproches des pays en voie de développement concernant le manque de financement et la régulation du carbone, perdant son leadership climatique, tandis que la Chine impérialiste a obtenu l’instauration d’un dialogue inédit sur le commerce mondial, pour pousser contre les taxes carbone aux frontières.

Le capitalisme, sous un habillage vert ou pas, n’est pas la solution, car son cadre n’est nullement viable pour la préservation des écosystèmes et pour la lutte contre le réchauffement climatique. Le capitalisme-impérialisme s’engouffre dans une inexorable fuite en avant pour l’accroissement des profits des monopoles, à mesure que s’aggrave sa crise générale et systémique.

On nous répète souvent que chaque petit geste compte. Mais selon le dernier rapport de Carbon Majors, en 2024, seules 32 entreprises étaient responsables de la moitié des émissions mondiales de CO₂ liées notamment aux combustibles fossiles. La tendance est également remarquable : en 2023, elles étaient 36. En un an, la responsabilité s’est concentrée sur quatre acteurs de moins, signe que les monopoles du secteur ne se contentent pas de maintenir leur production : ils absorbent les parts de marché tout en augmentant leurs rejets.

Dans le domaine énergétique, la France se situe au 4ème rang des producteurs européens d’électricité photovoltaïque, en 2024, avec 8,2% de la production de l’Union européenne, au 13ème rang mondial en 2023. Dans le domaine des éoliennes, elle est au 3ème rang de l’Union européenne, et au 8ème rang mondial. Et selon l’Energy Institute, la Chine se situe au 1er rang mondial pour la production d’électricité éolienne avec 39,7%, loin devant les États-Unis, à 18,2%. La Chine est au 1er rang mondial de la filière photovoltaïque avec une production électrique représentant 39,7%. L’impact négatif des technologies vertes est engendré par les rapports de production capitalistes. Aujourd’hui, les pales des éoliennes sont difficiles à recycler car elles sont constituées de matériaux composites. Cependant, la filière recyclage tend à se développer. Les éoliennes entrent dans la catégorie des Installations Classées Protection Environnement (ICPE), la catégorie la plus stricte, car elles sont soumises à plusieurs législations concernant l’environnement et le patrimoine. Selon Greenpeace, il est nécessaire de mettre en place des études approfondies sur l’impact à long terme des éoliennes sur la biodiversité, ainsi qu’une planification des projets éoliens pour préserver les territoires présentant les plus forts enjeux de bio-diversité et une planification des projets d’installation photovoltaïque. Concernant cette source d’énergie, en Chine, en plus des bas salaires et des conditions de travail extrêmes, il y a eu des scandales de rejets massifs dans l’atmosphère de poudre de silicium. Aujourd’hui, les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie d’environ 25 ans, période au cours de laquelle au moins 80% de leur puissance initiale est garantie et sont recyclables entre 95 et 99%.

Malgré l’introduction des voitures électriques et hybrides, le tout-voiture et le manque de planification des transports en commun, notamment du rail, passagers et fret, continue de causer des dommages à l’environnement. Le bilan carbone concernant la fabrication des voitures électriques et hybrides, notamment l’extraction des matières premières (lithium, cobalt, nickel, et manganèse pour la batterie, et les terres rares pour les composants électroniques) et pour la fabrication des véhicules, est très négatif. Ces impacts destructeurs pour l’environnement sont produits par le capitalisme et lui sont intrinsèques.

Une tout autre politique est possible, fondée sur la préservation des écosystèmes, la limitation de la pollution et la lutte contre le réchauffement climatique, mais sous le Socialisme-Communisme.

Prenons l’exemple de l’Union soviétique où l’économie planifiée a mis fin à l’anarchie de la production, caractéristique du capitalisme  : au lieu de développer le tout routier, l’URSS développait le transport ferroviaire au point de posséder l’un des plus vastes réseaux (2ème mondial) et des plus utilisés au monde. Elle était leader mondial de l’électrification en termes de volume de trafic sous les caténaires. Concernant la production électrique, la production hydroélectrique occupait environ 14 à 16% du parc énergétique de l’Union. Elle était à la pointe de la recherche scientifique dans le domaine des énergies renouvelables.

De 1918 à 1922, plusieurs lois allaient dans le sens de la défense des écosystèmes : loi de 1918 réglementant le déboisement en définissant le rythme d’une exploitation compatible avec le maintien des surfaces boisées, loi de 1919 protégeant les gibiers et réduisant les saisons de chasse, création en 1921 des premiers parcs naturels au monde totalement isolés de la population, etc. De plus, la collectivisation et la mécanisation de l’agriculture ont contribué à adopter une agriculture extensive avant que Khrouchtchev ne fasse adopter un modèle agricole intensif. Il y avait aussi le Grand Plan pour la Transformation de la Nature, proposé en 1948 pour lutter contre la famine de 1946 - 1947 suite aux dévastations et destructions par les troupes fascistes, qui comportait la construction de projets hydrauliques, l’implantation de nouvelles forêts dans la steppe sud de l’Union soviétique, et le plus grand plan d’agroforesterie de l’Histoire. A Cuba, l’exemple des Organopónicos, système d’agriculture urbaine utilisant du fermage bio, fruit d’une politique étatique de distribution des terres et de coopérativisme qui a émergé dans les années 1980-1990.

Toute la démarche du Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) consiste à apporter la démonstration à la classe ouvrière, comme à toutes les victimes du capitalisme, que seul le renversement révolutionnaire du capitalisme associé à l’édification du Socialisme-Communisme permettra de résoudre tous les problèmes et enjeux se posant actuellement à la société humaine.

Ainsi notre Parti a-t-il lancé une campagne nationale intitulée « Accusons le capitalisme », sur des thèmes comme « pour l’environnement », pour d’une part lier les revendications quotidiennes de la classe ouvrière avec la nécessité du renversement révolutionnaire du capitalisme-impérialisme avec l’édification du Socialisme-Communisme, et d’autre part rassembler toutes les victimes du capitalisme avec des mots d’ordre de rupture avec le système capitaliste.

N’hésitez pas à consulter le site de notre Campagne Pour l’environnement : https://pourlenvironnement.wordpress.com/

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