[IPCOE] Conférence sur Lénine

Ce 22 avril 2021 s’est tenue une conférence organisée par l’Initiative des Partis Communistes et Ouvriers d’Europe (IPCOE), sur le thème des apports et de la continuité de l’œuvre du grand dirigeant révolutionnaire LÉNINE.

Ci-dessous l’intervention du PCRF :

Lénine est le théoricien et le praticien de l’accomplissement de la révolution prolétarienne.
Octobre 1917 a prouvé dans la pratique la justesse de la théorie léniniste selon laquelle la victoire du socialisme est possible dans un seul pays (ou dans un groupe de pays sur la chaîne impérialiste) sous l’effet du développement inégal du capitalisme et du capitalisme des monopoles. C’est en cela que l’impérialisme est la veille de la Révolution socialiste.
Octobre 1917 a prouvé dans la pratique la justesse de la théorie léniniste que la classe révolutionnaire, conduite par une théorie révolutionnaire développée par l’avant garde de la classe - un Parti Communiste de type bolchevik et non menchevik - peut détruire l’État bourgeois et au moyen de la dictature du prolétariat (soviétique en Russie), accomplir la révolution qui va incarner les rêves de millions de travailleurs pour une vie meilleure.
Le 21ème siècle confirme toute l’actualité du léninisme.

Toutefois, l’analyse concrète doit conduire les communistes à saisir les mutations du capitalisme contemporain. Avec la contre-révolution en URSS et la destruction du camp socialiste, les lois d’internationalisation de la production et des échanges, de la nécessaire et inévitable lutte entre monopolistes et leurs États, pour élargir la sphère des marchés par l’élargissement du champ de l’exploitation, s’exercent désormais quasiment sans entraves majeures.
L’impérialisme contemporain, c’est l’extension des rapports de production capitalistes à l’ensemble du globe avec l’accentuation de certaines caractéristiques : marché financier mondialisé sur fond de fusions et acquisitions croissantes, moyens informationnels, échanges financiers, exportation des capitaux devenus instantanés, bourse devant les banques comme principal moyen d’investissement, profit maximum toujours finalité des monopoles mais désormais à court terme, voire immédiateté.
Ces données renforcent la suprématie du capital financier (fusion du capital bancaire et industriel), son hégémonie sur l’appareil d’État des pays capitalistes. Environ 500 monopoles et une poignée d’États dominent le monde. De nouveaux États s’insèrent dans les étages de la pyramide de l’impérialisme.
L’impérialisme contemporain accentue donc l’internationalisation du process de travail sous des formes modifiées. L’informatique favorise une gestion internationalisée des entreprises à partir de l’entreprise-mère. La division du travail est poussée à l’extrême, chaque filiale réalisant une pièce d’un immense puzzle et n’a pas d’utilité sociale « en soi ». Cela accentue la dépendance des filiales et industries nationales vis-à-vis des États impérialistes dominants, la parcellisation extrême de la production dans chaque filiale, l’éloignement des centres de décisions et la séparation de la propriété capitaliste d’avec la gestion et l’organisation de la production capitaliste. Ceci est la base des parasites qui s’enrichissent chaque jour par l’achat et la vente des actions des entreprises capitalistes sans avoir aucun lien avec elles.
Le caractère parasitaire se manifeste aussi dans le développement de formes parallèles d’économie : les trafics d’armes et de drogue sont les premiers commerces mondiaux semant la mort, la dépendance de millions d’usagers, principalement jeunes, les multiples guerres « ethniques » ou « religieuses », les profits sur le chômage, sur les déchets de la société de consommation, sur les dégâts psychologiques au travail, les profits sur la santé, sur l’échec scolaire, l’obsolescence programmée...
Certains théoriciens présentent ce processus de globalisation et d’internationalisation comme « achevé », où quelques multinationales se sont assujetti les États et économies nationales.

Pour transformer le monde, les marxistes-léninistes doivent appréhender le monde tel qu’il est, non ce qu’il sera peut-être demain. Actuellement, les monopoles gardent une base nationale, concourent à la domination et à l’influence de leur État national dans une perspective de course aux profits à la fois nationale et internationale. Les aspects internationaux sont devenus dominants mais cela ne signifie pas le renoncement à la production matérielle des richesses par le capital national.
Le capital financier agit dans chaque pays pour ses propres intérêts de classe. La lutte concurrentielle se reflète dans les affrontements entre États et monopoles sur fond d’absorptions, de rachats, de fusions. Les Unions inter-impérialistes d’aujourd’hui comme par exemple l’UE, n’infirment pas cette tendance. Ce sont des alliances inter-étatiques représentant les intérêts communs des bourgeoisies des États membres qui sont la croissance de leurs propres monopoles, le renforcement de leur compétitivité, la confrontation commune avec le mouvement ouvrier. Cependant la communauté d’intérêts des monopoles ne fait pas disparaitre la loi d’inégalité de développement et l’organisation en État national sur laquelle s’appuie l’accumulation capitaliste, pas plus disparaitre la concurrence et les contradictions à l’intérieur d’une de ces unions et entre elles.
Le rebond actuel de la crise capitaliste et la France impérialiste sont un bon exemple de ces caractéristiques. Les pays de l’UE se sont disputé les masques, se disputent les vaccins et également entre pays impérialistes dans le monde. La France a profité de la crise pour multiplier les fusions de ses monopoles y compris par des acquisitions de monopoles étrangers (Alsthom/Bombardier, LVMH/Tiffany, pour les plus connus). La France a renforcé ses positions stratégiques en Afrique, en Méditerranée. La force de chaque bourgeoisie est la somme de sa puissance militaire, économique et politique et la France n’est pas une colonie de l’Allemagne ou de l’UE. Au risque de finir par servir les intérêts de la bourgeoisie d’un pays ou d’un centre impérialiste, la lutte contre l’UE ou toute alliance impérialiste ne peut donc se faire que dans le cadre de la lutte contre les monopoles, pour la révolution socialiste.

Aujourd’hui, les communistes doivent mesurer l’enrichissement du concept d’internationalisme prolétarien qui peut s’appuyer sur le combat commun contre un monopole et les États qui les exploitent en commun. Nous assistons à la lente transition du prolétariat international en prolétariat mondial. Cela jette les bases pour des coordinations stratégiques de lutte contre le capitalisme, autour des nécessaires revendications communes syndicales et politiques à caractère international. Le développement des luttes de classes de travailleurs dans un monopole donné à l’échelle internationale constituerait une offensive directe contre le capital, s’attaquant au taux de profit et aggravant ainsi considérablement les contradictions internes et la crise du système capitaliste.
La défaite du premier État socialiste au monde a annulé les acquis sociaux des travailleurs, aussi bien dans les pays socialistes que dans les pays capitalistes, augmenté les traits fondamentaux de l’impérialisme à son stade suprême. Ce revers est donc temporaire, car il ne contredit pas le fait que nous vivons, sous l’impérialisme, l’ère de la transition du capitalisme au socialisme sans stade intermédiaire.
La réalité de la vie, tous les jours, nous prouve aujourd’hui mais aussi demain que le capitalisme est dépassé et ne peut offrir que la même chose qu’au 20ème siècle.

Notre Parti communiste travaille pour que la classe ouvrière comprenne, sans jamais mettre de côté l’expérience propre des masses sans laquelle cela est impossible, que la source de tous les maux est le capitalisme, qu’elle comprenne la signification de l’organisation socialiste de la production, qui est le seul moyen d’éradiquer les causes de la crise et de l’exploitation capitaliste.
Notre conviction de PC léniniste est que la voie a été ouverte, le chemin tracé et que nous conduirons des révolutions socialistes-communistes plus mûres, plus capables pour devenir irréversibles, en finir avec la lutte des classes pour un développement harmonieux de lutte entre l’ancien et le nouveau.

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