Mesures contre les migrant-e-s : les masques tombent !

Le 6 novembre 2019, tandis qu’un énième débat sur la place de l’Islam en France battait son plein, Edouard Philippe a annoncé les axes de la politique migratoire du gouvernement.

Parmi les mesures annoncées, celles concernant la santé sont à dénoncer particulièrement  : Les demandeurs d’asile devront désormais attendre trois mois avant d’avoir accès à la protection universelle maladie (PUMa), quand aujourd’hui ils y ont accès dès l’enregistrement de leur demande. Concernant l’ARE (aide médicale d’État), les étrangers sans-papiers peuvent aujourd’hui en bénéficier après trois mois de présence sur le territoire, mais le gouvernement souhaite exclure du dispositif un certain nombre de soins considérés comme « non urgents », et autoriser un croisement des fichiers AME et de demandes de visa (Visabio) pour permettre dès 2020 d’« éviter que des personnes n’entrent sur le territoire avec un visa afin d’obtenir l’AME immédiatement à son expiration ».

Concernant les aides sociales, le gouvernement veut empêcher par décret la perception rétroactive du revenu de solidarité active (RSA) pour d’anciens bénéficiaires de l’allocation pour demandeurs d’asile (ADA). De plus, la carte sur laquelle est versée l’allocation pour demandeurs d’asile (ADA) ne permettra plus de retirer de l’argent liquide, mais seulement d’effectuer des paiements dans certains commerces, équipés de terminaux spécifiques.

Enfin, une politique de « quota » ou d’« objectifs chiffrés » d’accueil de nouveaux migrant-e-s devra être mise en place pour répondre à une demande forte dans des filières professionnelles « sous tension », sur la base d’une liste qui date de 2008 prochainement actualisée.

Ces mesures sont humainement indignes et dangereuses d’un point de vue sanitaire. En effet, cela retire aux migrant-e-s toute dignité en plus de leur rendre la vie beaucoup plus difficile, mais aussi ces mesures peuvent amplifier certaines épidémies voire faire ressurgir certaines pathologies disparues ; enfin, cela fait croire aux travailleur-se-s « nationaux » que ces migrant-e-s ont choisi l’exil par seul souci d’être nourri-e-s, logé-e-s et soigné-e-s aux frais du contribuable, refrain mensonger qui fait le lit de la pire xénophobie.

Officiellement, Emmanuel Macron et son gouvernement prétendent lutter contre l’extrême-droite et ne pas vouloir lui laisser le monopole de tel ou tel sujet de société. Mais leurs véritables motivations, qui n’ont rien à envier à celles du Rassemblement National, se trouvent dans l’évolution du mode de production capitaliste. En effet, le capitalisme au stade impérialiste, son stade ultime, traverse une crise structurelle de plus en plus importante due à l’accentuation de la baisse tendancielle du taux de profit et de ses contradictions. Pour limiter voire contrecarrer ses effets indésirables, la bourgeoisie doit casser les salaires, les conditions de travail et de vie, et le front des travailleur-se-s. Pour cela, elle a besoin d’un afflux massif de travailleur-se-s peu coûteux-ses et peu « exigeants-tes » sur le marché, ainsi que d’une division des travailleur-se-s sur n’importe quel critère, que ce soit pour briser toute résistance ou pour faire accepter n’importe quoi.

Aujourd’hui pour les masses laborieuses, l’enjeu, pour l’ensemble de la classe ouvrière, de France et d’ailleurs, est la construction d’une société débarrassée du capitalisme, dans laquelle le peuple travailleur sous la direction du prolétariat aura bâti sa propre dictature sur les exploiteurs, socialisé les moyens de production et d’échange, et gérera la production selon les besoins des populations et des territoires d’après une planification centralisée et démocratique. Cette société s’appelle le Socialisme-Communisme.

  • Automne 2019 : la carotte pour les patrons, le bâton pour les chômeurs....

    Parmi les "bonnes nouvelles" prévues pour le 1er octobre 2019, l’AFP nous annonce : "Extension des allègements de cotisations patronales sur les bas salaires aux cotisations d’assurance chômage. Cette réduction générale est applicable de manière dégressive aux rémunérations inférieures à 1,6 Smic. La (...)
  • Le PCRF à la fête de l’Humanité 2019 : Photos

    Ci-dessous des photos illustrant l’activité militante du PCRF et de l’UJC à leur stand de la Fête de l’Humanité en septembre 2019. Des centaines de pétitions contre l’interdiction du Parti Communiste de Pologne ont été recueillies, ainsi que des contacts. Des liens ont été consolidés avec certaines (...)
  • EDF : Soutien aux luttes contre "HERCULE" !

    Le PCRF exprime son total soutien aux travailleurs d’EDF en lutte par la grève massive et les mobilisations, depuis l’été 2019, et notamment le 19 septembre 2019. Ci-dessous l’analyse du PCRF concernant le projet scélérat de scission appelé "Hercule" : Rétrospective Rappelons que le 8 avril 1946, est (...)
  • EDF : Hercule ou la scission qui tue... le service public d’électricité !

    Depuis le 20 juin est lancé un projet voulu par l’Elysée, intitulé "Hercule", et qui prévoit de scinder en deux EDF : un EDF « bleu », qui s’occupera du nucléaire, et un EDF « vert », pour la fourniture d’électricité aux particuliers et aux entreprises, destiné à être privatisé. Cette scission/privatisation (...)
  • Phares et balises : NON à la réduction de la flotte d’armement !

    Pour jouer leur rôle de signalisation maritime, les phares ont besoin d’être entretenus et « armés » par une flotte de navires qui relève du service public de niveau national. Or, fin juillet, on apprenait que le gouvernement envisage une réduction drastique de cette flotte de l’armement des phares et (...)
  • Migrants : naufrage, canicule..., quel respect de la vie humaine ?

    Le drame survenu jeudi 25 juillet, pour plus de 100 migrants naufragés au large de la Libye, nous rappelle qu’en France aussi, la vie des hommes, femmes et enfants contraints de quitter leurs pays, est de peu d’importance aux yeux de nos décideurs politiques. Pour preuve ce qui s’est passé à (...)
  • SNCF : Non à la fermeture des guichets !

    Non à la privatisation du Fret ! Après l’adoption du « nouveau pacte ferroviaire », en juin 2018, qui ouvre le rail et son exploitation à la concurrence, la casse du service public du rail entre dans une nouvelle phase : la fermeture des guichets et la privatisation du Fret SNCF. Alors qu’elle est (...)