Renforcer le mouvement ouvrier !

La rentrée de septembre 2021 est une nouvelle fois marquée par le contexte de la crise sanitaire avec de nombreuses restrictions liées au passe sanitaire, qui sont entrées en vigueur depuis l’été. Ces mesures, annoncées par Macron le 12 juillet 221 et incitant à la vaccination obligatoire, relèvent une fois de plus de l’incapacité à gérer cette crise, dont ce gouvernement fait preuve depuis le début, et dont la cause profonde est le capitalisme.

Ce gouvernement a choisi une démarche autoritaire, avec le Président qui annonce à la télévision des mesures discriminatoires en cas d’absence de la vaccination. La réaction des travailleurs ne s’est pas fait attendre avec le mouvement anti-passe qui a émergé et donne lieu à de nombreuses manifestations. Celles-ci avaient avant tout un caractère très spontané, Macron et le gouvernement ayant provoqué une colère légitime.

Cependant, ce mouvement a montré une nouvelle fois que, sans réelle base de classe, les mobilisations ne réalisent pas l’unité nécessaire pour gagner. C’est donc sans difficulté que des éléments réactionnaires, complotistes et anti-vaccins se sont joints au mouvement anti-passe et ont souvent eu l’initiative. Des partis d’extrême droite en ont aussi profité pour appuyer leur communication sur ce mouvement.

Les travailleurs devront faire preuve d’une forte mobilisation lors de cette rentrée, marquée également par la réforme de l’assurance chômage et le retour de la réforme des retraites dans le débat. L’illusion de la reprise économique, feu de paille résultant de l’effet de frein de la crise sanitaire et de la vaccination de masse, ne doit pas empêcher la reprise des luttes pour les retraites, pour l’emploi, pour plus de moyens dans la santé et l’éducation. D’autant plus que se poursuivent l’enfoncement dans la crise des travailleurs et des milieux populaires, la baisse des rémunérations, les attaques répétées contre le secteur public, les menaces contre les acquis sociaux et les droits fondamentaux des travailleurs, le tout sur fond d’accentuation des mesures liberticides liées au passe sanitaire évoqué ci-dessus.

Ce sont bien les travailleurs qui sont avant tout touchés par la crise économique et sanitaire. La bourgeoisie, elle, continue d’accroître ses capitaux. La crise a permis au CAC 40 d’exploser, sans oublier les profits de certains monopoles français, particulièrement bien placés. Ainsi, Ber-nard Arnault, PDG de LVMH et l’homme le plus riche de France, est même devenu l’homme le plus riche du monde pendant quelques semaines, sa fortune ayant atteint 200 milliards de dollars. Stéphane Bancel, PDG de la société américaine Moderna, productrice de vaccins, est devenu milliardaire grâce à cette crise sanitaire. Alors que les grandes fortunes n’ont jamais été aussi nombreuses dans le pays, leur patrimoine a augmenté de 30% en un an, la plus forte progression jamais enregistrée. Les monopoles dirigés par ces capitalistes n’ont pas hésité à procéder à des plans de licenciements, à l’absorption d’autres entreprises, au renforcement de l’exploitation.

C’est bien la bourgeoisie qui va choisir ses représentants lors de la prochaine élection présidentielle en 2022 et des élections législatives qui suivront. Les premiers pas de la campagne présidentielle ont lieu. Et ce qu’on peut remarquer, c’est qu’il y a déjà des difficultés à trouver des candidats et des programmes différenciés, ce qui révèle un peu plus la crise politique de l’État bourgeois. Les secteurs principaux du grand capital semblent miser une nouvelle fois sur Macron, l’homme des monopoles, qu’ils ont mené au pouvoir en 2017 de manière fulgurante. Mais ils doivent faire face à la faible popularité du président en exercice. Cependant les médias bourgeois au service des monopoles et propriétés de ceux-ci ont déjà mis en marche la machine à orienter l’opinion en préparant l’électeur au nouveau duel Macron/Le Pen au second tour. Il ne fait aucun doute que Macron tentera de tirer un avantage de l’instrumentalisation de la crise sanitaire et entreprendra des mesures pour regagner de la popularité.

D’autre part, des candidats ont du mal à émerger aussi bien à droite qu’à gauche. En effet, l’élection présidentielle, fondée sur la personnalité du candidat, est pour l’instant dépourvue de concurrents crédibles à Macron, avec notamment des hésitations au niveau des alliances et des soutiens, mais aussi pour le choix des candidats. Mélenchon ne fait pas exception, même s’il est loin d’être le favori du capital. Pas plus que les autres candidats « de gauche » (Roussel) il n’est un représentant du prolétariat, car aucun ne propose la sortie du cadre capitaliste comme la seule option possible pour les travailleurs, et tous nourrissent l’illusion de la possibilité de changement à travers les élections bourgeoises.

Ainsi, cette rentrée, marquée par le début de la campagne présidentielle, doit surtout être une rentrée de luttes pour les travailleurs. Cette lutte doit être économique et syndicale, pour la défense et la conquête des droits sociaux. Mais elle doit plus que jamais être politique, car le prolétariat a encore plus besoin d’avoir son parti, capable de l’organiser pour affronter ouvertement le capital, pour un réel changement de société vers le socialisme-communisme.

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