Santé, Education, même combat : salaires, emplois, service public... contre le capital !

Au moment où se confirme la montée d’une troisième vague épidémique, avec en ligne de mire un possible reconfinement dû à l’engorgement des hôpitaux, on assiste à des mobilisations de plus en plus importantes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, victimes de la même politique de casse menée par le gouvernement Castex. Les attaques portées contre chacun de ces services publics relèvent en effet de la même logique et des mêmes manœuvres : insuffisances budgétaires et suppressions de postes qui génèrent de fortes dégradations dans les conditions de travail et la qualité du service dû aux usagers ; enfumage et mensonges ministériels pour faire croire à une revalorisation salariale, alors qu’il s’agit de miettes, distribuées de façon inégalitaire, qui laisseront s’aggraver le manque d’attractivité des métiers de soignants et de professeurs.

Dans la santé, le « Ségur de la santé » a accouché d’une « souris » de 183 euros, proposés aux personnels de l’hôpital et des Ehpad, en oubliant totalement les travailleurs du secteur médico-social ; de même, la légère accélération de carrière concernera les seuls nouveaux médecins mais pas ceux déjà en poste, créant l’effet inadmissible que ceux recrutés avant 2020 seront désavantagés par rapport à leurs collègues nommés cette année ; injustice qui a conduit le Syndicat national des praticiens hospitaliers, avec le soutien d’autres organisations (telles que le Syndicat des Jeunes médecins et l’Association des Médecins Urgentistes de France), à lancer une grève illimitée pour exiger la rétroactivité de cette mesure.
Parallèlement aux graves problèmes des salaires insuffisants, les travailleurs de la santé en lutte dénoncent également la poursuite de la politique de casse des emplois et de restructurations des établissements, qui mettent toujours plus en péril les capacités d’accueil des patients, la qualité des soins et les conditions de travail.
Le PCRF salue le courage de ces travailleuses et travailleurs mobilisés depuis le début de l’année, et notamment par milliers le 21 janvier, faisant entendre le mot d’ordre : « De l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital ! », et rappelant leurs trois urgences : « Les salaires, le nombre de lits et les embauches !  »

Dans l’éducation, le « Grenelle de l’Education » a abouti, selon le ministre Blanquer à « une revalorisation historique » (sic !), alors que, comme dans la santé, il s’agit de sommes dérisoires (prime de 36 à 100 euros par mois), réservées aux seuls « jeunes » professeurs (rien pour les personnels non enseignants, et rien pour 69 % des professeurs déjà en poste...). Le budget prévu pour la prochaine rentrée ose annoncer 1883 suppressions de postes dans les collèges et lycées, où sont pourtant attendus 43 000 élèves de plus ! À quoi s’ajoute une politique éducative qui renforce le tri social à l’école (Poursuite de « Parcoursup » - plateforme de tri des futurs étudiants -, réforme du Baccalauréat et du lycée, abandon de l’éducation prioritaire...), qui détruit un peu plus le cadre national de l’Education (décentralisation, avec par exemple le transfert possible des infirmières scolaires vers les départements, recours accru aux contrats précaires), et qui impose de manière autoritaire des contenus et des pratiques ultra-réactionnaires.
Là encore, le PCRF apporte tout son soutien aux travailleuses et travailleurs de l’Education engagés dans les grèves et mobilisations du 26 janvier 2021 !

La similitude des raisons de lutter, évoquée ci-dessus, rappelle par ailleurs la cause des dégradations subies : le capitalisme est un système fondé sur la propriété privée des moyens de production et d’échange et sur la loi du profit à tout prix, dont l’État capitaliste est la garantie. Pas plus que les monopoles qu’il sert, cet État n’a le souci de répondre aux besoins de sa population. La santé, l’éducation ne le préoccupent que s’ils peuvent “fonctionner” à moindre coût pour un bénéfice social (les travailleurs au boulot...) et idéologique (les futurs citoyens bien formatés...) maximal.
C’est dans ce sens que le PCRF affirme le caractère à la fois insupportable et obsolète de cette société capitaliste ; et qu’il invite tous les travailleurs en lutte à faire converger leurs colères vers la mise en accusation du capitalisme.

Des axes de lutte pour la santé et l’éducation, comme ceux ci-dessous (liste non close !), sont à déployer dans le cadre de cette convergence, tout en ayant conscience que leur pleine et durable réalisation sera obtenue seulement dans une société socialiste :
- Priorité budgétaire à la santé et aux établissements publics pour rattraper les centaines de milliers d’emplois supprimés et en créer de nouveaux !
- États généraux de la santé avec représentants des professionnels et des usagers, pour définir l’état des lieux et les besoins à satisfaire !
- Défense de la Sécurité sociale et retour à ses fondements solidaires (financement progressif selon les revenus et le capital ; à la place de la CSG, taxation des profits et des transactions boursières ; gestion paritaire avec majorité garantie aux représentants des travailleurs...) !
- Priorité budgétaire à l’Ecole publique !
- Refonte des programmes et remise à plat de toutes les réformes imposées depuis plusieurs décennies !
- Des moyens éducatifs supplémentaires pour la lutte contre l’échec scolaire !
- Salaires de tous les personnels de l’éducation très fortement augmentés !

  • Le PCRF et l’UJC en action !

    Le Parti Communiste Révolutionnaire de France et l’Union de la Jeunesse Communiste dans les luttes et l’action en France ces derniers mois :
  • Appels à la grève dans la santé

    Le 11 mai 2021, les travailleurs de la santé étaient appelés à une journée de grèves et de manifestations suite à l’absence de réponses du gouvernement face aux difficultés rencontrées lors de la crise sanitaire. Crise sanitaire qui n’a fait qu’amplifier les graves problèmes déjà existants dans notre (...)
  • Soutien aux luttes en Kanaky : Usine de nickel, usine du pays !

    Alors que la contestation monte en puissance en France, elle s’accentue également en Kanaky, officiellement nommée Nouvelle Calédonie. Dans cette collectivité territoriale française, la vente d’une usine de nickel adossée au riche gisement de Goro situé dans la province sud, l’une des plus grandes mines (...)
  • Béthune-Bridgestone : Solidarité de classe pour sauver l’usine !

    Un nouvel exemple de la politique destructrice et criminelle, menée par les monopoles et la classe bourgeoise, vient d’être donné, avec l’annonce brutale, le 16 septembre 2020, par la direction de Bridgestone (monopole japonais de fabrication de pneus), de la fermeture du site de Béthune (...)