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Solidarité internationaliste et de classe du PCRF avec le Parti Communiste du Venezuela (PCV) - Parti Communiste Révolutionnaire de France

Solidarité internationaliste et de classe du PCRF avec le Parti Communiste du Venezuela (PCV)

Le Parti Communiste du Venezuela et notre Parti Communiste Révolutionnaire de France : une solidarité multiforme appelant à reconstruire un internationalisme de combat en France !

Depuis août 2025, la crise sociale et politique au Venezuela s’est aggravée par la participation de bourgeoisies de premier plan dans l’impérialisme mondial (capitalisme des monopoles) dans la déstabilisation du pays. En effet, la bourgeoisie américaine et ses alliés européens ont utilisé comme façade politique la supposée « lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, la présence d’armes de destruction massive, la défense des droits de l’homme et de la démocratie », entre autres, pour déplacer des forces militaires dans la région des Caraïbes contre le peuple vénézuélien. La France n’est pas en reste, s’étant jointe à ce potentiel repartage de profits, en dépêchant également deux escadrons de gendarmerie mobiles et deux brigades nautiques en soutien aux USA.

C’est dans ce moment d’aiguisement des luttes de classes vénézuéliennes, sur le plan national comme international, que notre parti s’est une nouvelle fois mis en action lors de la dernière Fête de l’Humanité pour soutenir nos camarades du Parti Communiste Vénézuélien (PCV). Ce soutien inconditionnel à nos camarades s’inscrit dans le temps long, depuis maintenant plusieurs années. Un soutien accentué depuis la persécution que subissent nos camarades, de la part du gouvernement social-démocrate de Nicolas Maduro : interdiction de présenter des candidats indépendants aux élections, fausse direction payée pour tromper les travailleurs du Venezuela, arrestations arbitraires de syndicalistes et de militants des droits humains. Nos camarades mènent une lutte héroïque pour la classe ouvrière vénézuélienne et contre tout plan bourgeois quel qu’il soit. La solidarité avec le PCV prend un caractère multiforme pour le PCRF : politique, financier, mais aussi idéologique.

Un soutien financier, en impulsant et faisant vivre une cagnotte pour le journal du PCV : Tribuna Popular, mis en difficulté par le gouvernement de Maduro, ayant permis de soutenir les impressions et confections du journal. Un soutien logistique également, dans l’accueil de nos camarades lors de leur venue en France ainsi que pour le logement. C’est ici l’esprit de sacrifice, la discipline d’un parti léniniste qui permet cet internationalisme vivant, de combat. En effet, notre Parti en construction luttant contre les groupes opportunistes et forces sociales-démocrates comme le PCF, peut dès à présent mettre tous ces cadres en action malgré notre jeune existence grâce à ce dévouement au communisme et son parti.

Le PCRF apporte également un soutien politique au PCV : conférence organisée à Paris afin de défendre le point de vue du PCV sur la situation au Venezuela, seconde venue cette année à la Fête de l’Humanité, riches bilatérales permettant la maîtrise de sources et analyses politiques claires sur les enjeux en cours. Aujourd’hui, les groupes opportunistes et sociaux-démocrates en France se rendent coupables de silence et d’inaction face à cette persécution sans précédent : soit en soutenant le gouvernement Maduro sous le couvert de la rhétorique « anti-impérialiste », soit en ne prenant pas position afin de mieux plaire à notre propre bourgeoisie et à ses contrats au Venezuela, comme ceux du monopole Total. Le PCRF défend une position anti-impérialiste claire sur le Venezuela, appelant donc un soutien politique tout aussi clair et sans ambiguïté au PCV.

Cette défense prend également sens dans notre position de construction d’un parti communiste dans la classe ouvrière, affrontant les contradictions traversant un mouvement communiste en France encore gros de menchevisme, de pure approche géopolitique sur l’impérialisme, ou de trotskysme. Le dimanche 7 décembre 2025, c’est par exemple l’Union pour la Reconstruction Communiste (URC) qui a publié une vidéo du faux PCV géré par le gouvernement Maduro, vidéo présentant leur « soutien inconditionnel » à Maduro…

Enfin, c’est une solidarité idéologique continue qu’entretient également notre Parti avec le PCV. Un moment fort de cette solidarité fut l’intervention de la jeunesse communiste du Venezuela (JCV), dans le cadre du cycle de formation Jean-Luc Sallé, afin d’y donner une conférence internationale sur l’actualité du pays. Le cycle Jean-Luc Sallé est un cycle de formation destiné aux futurs cadres du PCRF, mêlant conférences internationales de différentes jeunesses sœurs et séances d’analyses et de compréhension de l’impérialisme contemporain. C’est dans ce cadre que la JCV put développer en détail l’infrastructure vénézuélienne et sa détermination sur l’ensemble des luttes politiques au Venezuela. Au vu de l’aggravation des contradictions impérialistes à propos du Venezuela, revenir sur cette analyse est essentielle.

En effet, il n’est pas possible de comprendre l’essence de la profonde crise capitaliste au Venezuela sans déchiffrer le contenu mondial du processus d’accumulation du capital national, c’est-à-dire le rôle de l’économie vénézuélienne dans la division internationale du travail.

Le Venezuela appartient au groupe de pays que le capital mondial a formé pour la production à grande échelle de produits miniers, pétroliers et agricoles destinés au marché mondial. L’existence au Venezuela de conditions naturelles qui améliorent la productivité du travail dans ses champs pétrolifères a été un facteur déterminant pour que l’économie se spécialise dans l’extraction et la commercialisation des hydrocarbures.

La production de ces marchandises, qui dépend de conditions naturelles inégalement réparties dans le monde et que le capital ne peut ni contrôler ni reproduire, les rend dépendantes d’une rente foncière. Cela signifie que le prix commercial de ces marchandises, déterminé par la productivité du travail sur des terres moins productives, génère un profit extraordinaire pour les producteurs privés opérant sur de meilleures terres, car ils peuvent obtenir un prix de production individuel inférieur au prix du marché. Ce profit extraordinaire est la rente différentielle, une valeur supérieure au profit normal du capital agricole ou pétrolier. La rente représente donc un flux de survaleur des pays qui achètent la marchandise à rente vers les pays producteurs de rente.

Le processus d’accumulation du capital au Venezuela est donc déterminé par le flux de ce profit extraordinaire, un loyer de la terre provenant du marché mondial, et par le conflit pour son appropriation. Cette détermination, dans le cas vénézuélien, est beaucoup plus puissante sur l’ensemble de la vie sociale, du fait que le pétrole représente plus de 90% de ses exportations totales. Cette modalité génère une situation structurelle de stagnation et de retard du capital industriel, à l’exception de la branche consacrée à la production de marchandises de rente pour le marché mondial.

En raison du rôle joué par la rente pétrolière dans la valorisation du capital privé, dans des conditions de stagnation de son échelle productive, une croissance abyssale des différences entre l’écart de productivité du travail régissant le marché mondial et celui opérant sur le marché intérieur est générée. Cela signifie que le flux de revenus pétroliers commence à devenir insuffisant pour soutenir la base économique, rendant nécessaires de nouveaux mécanismes supplémentaires de circulation de la richesse, tels que l’endettement étranger et la vente systématique de la force de travail au-dessous de sa valeur.

Le conflit international et national pour la rente devient alors un élément permanent qui intervient dans les formes politiques prises par son appropriation. L’État étant l’instrument de domination des classes exploitantes, de la propriété privée des moyens de production et d’échanges, la lutte entre les fractions de la bourgeoisie et le capital monopolistique étranger pour son contrôle devient plus agressive et plus violente dans les cycles de crise du capital national.

Le gouvernement de Nicolás Maduro se montre alors pour ce qu’il est réellement : ni progressiste, ni expression d’une bourgeoisie révolutionnaire, mais un gouvernement social-démocrate au service des monopoles pétroliers tentant de préserver leurs intérêts dans les contradictions sociales et politiques mentionnées sur le dos des travailleurs. En effet, c’est ce gouvernement qui a éliminé les conventions collectives, réduit le coût des licenciements et, en général, a démantelé les droits et les conquêtes historiques de la classe ouvrière vénézuélienne. Les principes constitutionnels de progressisme, d’intangibilité et d’irréductibilité des droits des travailleurs ont été abrogés de facto, de même qu’a été restreinte la liberté d’association.

Il s’agit en définitive d’une leçon politique et idéologique cruciale dans les contradictions que traverse le mouvement communiste en France mais aussi à l’international : la révolution démocratique par une bourgeoisie nationale n’est pas à l’ordre du jour au Venezuela, et n’est plus une direction tactique possible pour la révolution socialiste. C’est toute l’expérience du PCV, sur le plan théorique, politique et social et la solidarité avec notre parti qui nous permet ici de réfléchir et poser à fond le problème stratégique et tactique de la révolution.

Nous réitérons une fois de plus notre soutien inconditionnel au PCV et la classe ouvrière vénézuélienne, non à toute agression impérialiste contre le peuple vénézuélien, oui aux luttes populaires vénézuéliennes !

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