Automne 2019 : la carotte pour les patrons, le bâton pour les chômeurs....

Parmi les "bonnes nouvelles" prévues pour le 1er octobre 2019, l’AFP nous annonce :
"Extension des allègements de cotisations patronales sur les bas salaires aux cotisations d’assurance chômage. Cette réduction générale est applicable de manière dégressive aux rémunérations inférieures à 1,6 Smic. La perte de recettes induite est évaluée à environ 3,7 milliards d’euros en année pleine."

Au 1er novembre, les chômeurs, quant à eux, subiront de nouvelles restrictions : le mépris de classe ne connaît pas de limite !

Les privés d’emploi sont en effet à nouveau une cible privilégiée du gouvernement Macron au service du capital, avec un triple objectif : réaliser des économies sur le dos de ces victimes du mode de production capitaliste, assurer au patronat le droit de licencier sans entraves, renforcer le chantage à la perte d’emploi exercé sur les salariés pour les contraindre à accepter leur sort d’exploités.

Un durcissement des conditions d’entrée et de rechargement des droits

Pour ouvrir des droits à indemnisation, il faudra désormais avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois, contre aujourd’hui quatre mois sur les 28 derniers mois. Le seuil permettant un rechargement des droits, lorsqu’on travaille pendant sa période de chômage, sera également de six mois contre un mois aujourd’hui. Ces nouvelles conditions de durée impacteront un nombre considérable de travailleurs privés d’emploi : selon l’UNEDIC, 300 000 demandeurs d’emploi pourraient ne plus être indemnisés et 250 000 le seraient moins longtemps ; au moins 250 000 salarié-e-s n’arriveront pas à recharger leurs droits, et seront donc réduit -e-s aux minimum sociaux pour survivre...

Une diminution de l’allocation mensuelle pour les "permittents"

Les personnes qui ont travaillé de manière fractionnée pendant leur période d’affiliation (en alternant CDD courts et inactivité) auront une indemnisation d’un montant mensuel plus faible, car le "salaire journalier de référence", base de calcul de l’allocation chômage, sera obtenu en divisant les salaires de la période de référence par l’ensemble des jours à partir du premier jour d’emploi, et non plus les seuls jours travaillés.

Une dégressivité pour les "hauts revenus"

Ceux que le gouvernement qualifie de "hauts revenus" sont les salarié-e-s qui gagnent au moins 4500 euros bruts (soit environ 3500 euros net, chacun appréciera le niveau de "richesse" avec un tel salaire !)... Contraints au chômage, ces travailleurs verront leur indemnisation réduite de 30% au début du 7ème mois d’indemnisation. Cette mesure est à la fois démagogique (faire croire qu’on s’attaque aux "plus riches"), mensongère (le nombre de cadres encore au chômage au bout de 7 mois est dérisoire par rapport aux autres catégories de salariés chômeurs), inégalitaire (instituant une forme de discrimination entre indemnisés, selon la situation salariale précédente), et idéologique (il y aurait comme une honte à maintenir un certain niveau de vie quand l’absence de travail est le fait du patron et non pas du travailleur ?)

Au total, ce sont plus d’un million de privés d’emploi qui toucheront moins d’argent en étant au chômage. Le gouvernement conteste ces chiffres et estime que "seules (sic !) 600 000 à 700 000 personnes seront réellement pénalisées par la réforme".

Le PCRF apporte son soutien à toutes celles et tous ceux qui sont engagé-e-s dans la lutte contre ces nouvelles mesures régressives qui auront des effets dramatiques pour des centaines de milliers de travailleurs.
Rappelons que seule une société libérée de l’exploitation et de la loi du profit, à savoir une société socialiste, éradiquera définitivement ce fléau absolu que constitue le chômage.

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