De la lutte pour les emplois à la lutte contre le capitalisme !

Cette période marque celle de la rentrée 2020, une rentrée atypique par le fait que c’est la première de l’ère post-confinement et donc la première à inaugurer le fameux « monde d’après  » tant vanté par Macron et ses gouvernements. Mais comme nous pouvions le prévoir, compte tenu de l’offensive menée par le capital contre les acquis des travailleurs, ce « monde d’après » se construit sur la base d’une accentuation de la précarité, de la casse des emplois, de la corrosion des industries, de la destruction des services publics, des atteintes aux libertés démocratiques et de la ruine de la législation du travail.

À l’image de cette offensive ultra-réactionnaire, les « 5 mesures phares » du Mouvement radical (qui réunit depuis 2017 le Parti radical et le Parti radical de gauche), pour « faire redémarrer l’économie », contiennent par exemple la suppression de pas moins de 6 jours fériés, ce qui revient à faire travailler gratuitement pendant l’équivalent de plus d’une semaine par an ! Autres propositions significatives : le remplacement des CDI et CDD par « un contrat de travail unique à durée indéterminée incluant la notion de contrat de mission » (comprendre la généralisation de l’intérim...), la mensualisation (voire l’annualisation) des 35 heures, une nouvelle baisse de 7,3 % des charges patronales et l’attribution aux régions des politiques de l’emploi et de la santé.

La pandémie mondiale de Covid-19 a mis en lumière la crise générale et systémique du mode de production capitaliste, accentuant la précarité, le chômage, l’exclusion et la casse du tissu économique et industriel de nombreux territoires. En reposant sur le seul objectif de profits réalisés à court terme, le système capitaliste est en effet incapable de faire face à une baisse d’activité dans un secteur autrement que par le recours au chômage de masse.

Par exemple, suite à la chute du trafic aérien, les travailleurs des sous-traitants aéronautiques voient chaque jour s’accentuer le risque de « crash des emplois ». Dans la Somme, des centaines de travailleurs ont défilé entre Méaulte et Albert contre la casse des emplois dans ce secteur. Des salariés de Laroche industries, Simra, Blondel, Stelia Aerospace et 3A s’étaient joints à cette mobilisation, pour dénoncer la multiplication des plans sociaux à Airbus et dans ses filiales telle que Stelia Aerospace (annonce de 5 000 emplois supprimés en France).

Autre exemple de la stratégie menée par les monopoles pour « s’en tirer à bon compte » sur le dos des travailleurs, notamment dans le secteur automobile : l’américain Ford et le canadien Magna envisagent de « dissoudre » leur coentreprise Getrag Ford Transmissions (GFT). Cela signifie qu’ils se partageraient les sites de production de boîtes de vitesses manuelles situées à Blanquefort près de Bordeaux (800 salariés), à Cologne (Allemagne) et à Halewood (Angleterre), Magna conservant celui de Bordeaux, tout en augmentant sa participation au capital de GFT en Chine. Or cet abandon par Ford de ses parts dans l’usine de Blanquefort laisse présager également un abandon comme client ; situation particulièrement angoissante pour les centaines de travailleurs de Blanquefort, qui redoutent désormais une fermeture pure et simple de leur site...

À travers ces exemples, et les souffrances engendrées par ce système d’exploitation pervers et inique, on voit combien se pose, de façon plus urgente que jamais, la question d’une alternative sociale à ce régime : une société dans laquelle seront socialisés les moyens de production et d’échange, avec une planification centralisée et démocratique de la production pour répondre à tous les besoins des populations et des territoires, société que nous appelons le Socialisme-Communisme.

Dans l’immédiat, le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) assure de son soutien tous les travailleurs en lutte pour la sauvegarde de leurs emplois et de leurs sites de production, et il appelle à la constitution d’un Front social d’action, base d’une convergence révolutionnaire pour en finir avec le capitalisme-impérialisme.

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