Fusion PSA/FCA et prime scandaleuse au PDG de General Electric...

... : tumeurs du cancer capitaliste !

Tant vanté par Emmanuel Macron au cours de l’année 2020, le « monde d’après » se révèle être toujours plus radieux pour le grand capital et plus sombre pour les travailleurs. La casse des salaires, des conditions de travail et de vie, des emplois et des outils industriels, se poursuit en France avec une intensité croissante. Le groupe Lapeyre prévoit de liquider 750 emplois, l’entreprise Michelin prévoit la suppression de 2300 emplois, le groupe Danone prévoit la suppression de 2000 emplois d’ici à 2023, Bridgestone ferme son usine de Bethune, 30 000 emplois sont supprimés dans le secteur aéronautique pour la seule année 2020, et la liste de ces drames sociaux s’allonge chaque jour...

Pendant ce temps, les monopoles et l’oligarchie financière continuent leurs affaires juteuses : ainsi en est-il de la fusion du groupe français PSA (Peugeot-Citroën) avec le groupe italo-américain FCA (Fiat Chrysler Automobiles), qui va former le tout nouveau groupe automobile Stellantis, et devenir le troisième monopole dans le secteur automobile mondial, employant plus de 400 000 salariés. Mais bien sûr, la facture de cette fusion, à savoir un coût immédiat de 4 milliards d’euros et des économies d’échelle évaluées à 5 milliards d’euros par an, devra être payée. Par qui d’autres que par les travailleurs, dont l’exploitation sera inévitablement aggravée ? Ce que confirme le responsable de la CGT chez PSA à Poissy : «  La rentabilité, l’objectif de nos actionnaires, va se faire sur le dos des salariés en termes d’attaques sur l’emploi, d’attaques sur le pouvoir d’achat, [et] d’attaques sur nos droits collectifs. » Il faudra donc que la solidarité de classe, entre les 400 000 travailleurs de Stellantis, s’exprime sans faillir, dans les luttes pour la sauvegarde des emplois et des acquis !

Autre exemple récent d’un capitalisme ayant dépassé les limites du tolérable : la prime, établie entre 47 millions et 230 millions de dollars, qui sera versée par General Electric (GE) à Larry Culp son Président-Directeur Général (PDG). Alors que General Electric a annoncé un plan chiffré à 2 milliards de dollars d’économies et 13 000 suppressions de postes au printemps dernier, Larry Culp se verra verser cette prime comme récompense des bonnes performances boursières de l’entreprise ! Nul besoin de commentaire supplémentaire tant la nausée nous prend face à une telle annonce...

Ces « tumeurs » du capitalisme, que constituent les faits évoqués ci-dessus, révèlent le caractère toujours plus parasitaire, sclérosé et destructeur de ce système économique en crise et en déclin. De tels constats discréditent par ailleurs le discours illusoire des réformistes de LFI ou du PCF, qui prétendent possible de rendre le capitalisme plus « humain ».

Le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF), quant à lui, exprime sa solidarité à l’égard des travailleurs de General Electric et de PSA. Pour la défense de leurs emplois et de leurs droits, doivent se forger des collectifs larges avec les populations locales ; la lutte, seul moyen de faire aboutir les revendications, doit également s’attaquer à la question de la propriété capitaliste et s’approprier le mot d’ordre de nationalisation sans indemnisation et avec contrôle ouvrier des monopoles casseurs d’emploi.
Dans le cadre de sa nouvelle campagne « Accusons le capitalisme ! », notre Parti les invite à s’unir dans un front de lutte générale contre le capitalisme, système d’exploitation à renverser pour construire une autre société, où les moyens de production et d’échanges seront socialisés et entièrement tournés vers les besoins des travailleurs et de leurs familles !

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