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GRDF : soutien aux travailleurs en lutte pour les salaires ! - Parti Communiste Révolutionnaire de France

GRDF : soutien aux travailleurs en lutte pour les salaires !

Depuis le 24 novembre 2022, les gaziers de chez GRDF (Gaz réseau distribution France) sont en grève, à l’appel de la CGT, sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Le mouvement, qui a touché près d’une centaine de sites, a été reconduit le 1er décembre, et concerne encore plusieurs dizaines de sites, bloqués ou aux mains des grévistes ; il s’est intensifié avec le lancement d’une opération "gaz gratuit" (consistant à distribuer le gaz gratuitement) par les grévistes à Marseille (13).

Les travailleurs en grève réclament une augmentation générale des salaires de 4,6%. Un accord a été signé le 18 novembre dernier entre la direction de GRDF d’une part et la CFE-Energie, FO et la CFDT d’autre part ; accord qui prévoit une augmentation salariale de 2,3% pour tous rétroactivement au 1er juillet, en complément de l’augmentation du salaire national de base obtenue au niveau de la branche professionnelle (soit environ, 3,6%).
La hausse étant globalement inférieure à l’inflation, cet accord est dénoncé par la CGT, qui réclame 4,6 % d’augmentation pour tous au titre de 2022 et 2,3 % en 2023, ainsi que des mesures individuelles et complémentaires pour les bas salaires. Selon Eric Gautier, coordinateur CGT chez GRDF, « on demande les 2,3% manquants  », puisque la CGT souhaite se calquer sur le montant obtenu par les travailleurs d’Enedis suite à une courte grève début novembre.

Alors que la direction de GRDF « prend prétexte de l’inflation et de la guerre en Ukraine pour ne pas augmenter les salaires » et avance « que le gaz, énergie fossile, était menacé par l’augmentation de la part des énergies vertes  », 518 millions de dividendes ont été accordés à Engie, société-mère de GRDF.
Cette direction de l’entreprise compte, exactement comme lors de la grève précédente ayant touché les raffineries pétrochimiques, sur le pourrissement de la lutte et sur la complicité des syndicats jaunes, que sont FO, la CFDT et CFE-Energie, pour casser la grève.
Elle tente aussi de désamorcer le mouvement de grève par le recours à la répression, comme à Saint-Étienne, où elle a même assigné en justice un technicien du gaz syndiqué CGT, pour le blocage du site ; mais à l’issue de l’audience du 1er décembre, « La direction a été déboutée : elle doit verser 1 500 euros au technicien. Cette décision a redynamisé le piquet de grève », explique le CGTiste…
Les grands médias, quant à eux, sont à la rescousse de la direction de GRDF et ne manquent pas de diviser travailleurs en grève et usagers. Nombre d’entre eux titraient sur les 1500 foyers privés de gaz en Île-de-France, pour lesquels il ne s’agissait pas de coupures, mais de rendez-vous pour ouvrir le gaz suite à un emménagement, qui n’ont pas été obtenus. Des médias muets, en revanche, sur les initiatives de gratuité prises par les grévistes à Marseille, dans le Var ou encore vers Clermont-Ferrand, la CGT ayant revendiqué l’ouverture gratuite du réseau de gaz à plusieurs milliers de personnes résidant dans des quartiers populaires.

Au cours des derniers mois, de nombreuses luttes pour les augmentations de salaires et contre la vie chère ont été menées. On peut citer, par exemple, celle menée par les travailleurs de Louvres Hotels Group, qui a touché les établissements campanile de Suresnes (92) et de Gennevilliers (92), ainsi que celle Golden Tulip villa Massalia à Marseille (13), dont l’une des principales revendications était une augmentation des salaires de 300 euros. Il faut citer aussi la récente et courte grève chez Enedis qui a débouché sur 4,6% d’augmentation des salaires pour tous, se rajoutant aux 2,3% obtenus au niveau de la branche, ainsi que des mesures individuelles et une prime. Outre la multiplication des grèves dès la rentrée 2022, la lutte contre la vie chère et pour des augmentations de salaires a pris une dimension plus importante avec la grève nationale et interprofessionnelle du 18 octobre dernier, celle du 10 novembre dernier, ainsi qu’avec la précédente grève des raffineries pétrochimiques (dont celles d’ExxonMobil et TotalEnergie) dont certains parallèles sont à relever avec cette grève chez GRDF.

Il est temps, pour les travailleurs, de s’attaquer aux véritables causes du problème des salaires et de la vie chère. Car l’entière responsabilité de la vie chère et de la stagnation des salaires est à chercher dans le mode de production capitaliste. Fondé sur la propriété privée des moyens de production et d’échange entre les mains d’une minorité toujours plus réduite d’exploiteurs, et s’accaparant toujours plus les profits générés dans le cadre d’un environnement toujours plus concurrentiel, le capitalisme est de plus en plus incapable de permettre un bon niveau pour les salaires, afin que chaque travailleur puisse s’assurer une existence décente, sûre et épanouissante ainsi qu’à sa famille. D’autant plus qu’à mesure que s’aiguise sa crise générale, il crée de nouveaux problèmes et intensifie les problèmes existants.

Pourtant une politique alternative et permettant un salaire pour assurer une existence décente pour tous les travailleurs ainsi qu’à leur famille est clairement possible, et le régime socialiste-communiste de l’Union soviétique en offre la démonstration la plus complète. Tout d’abord, les salaires ont considérablement augmenté de 1929 à 1934, période correspondant grosso-modo à l’époque du premier plan quinquennal . Ensuite cela est allé de pair avec une baisse considérable des prix alimentaires, comme par exemple, de la période allant du 1er octobre 1934 jusqu’au 30 septembre 1935, moins 66% pour le pain, moins 30% pour le bœuf, moins 46% pour les saucisses, 66% pour les morues, de 16 à 43% pour les harengs, de 16 à 26% pour les aliments en conserve et de 23% pour les macaronis notamment. Ces réductions massives et continues des prix des denrées alimentaires étaient la conséquence du processus d’augmentation constante de la production engendrée par la collectivisation des campagnes soviétiques ainsi que leur mécanisation. Ajoutons qu’avec les salaires a également quadruplé le montant des caisses d’assurance sociale couvrant « la maladie, les accidents, l’invalidité, la vieillesse, la maternité, le veuvage, l’orphelinat, ainsi que le chômage. » À mesure que les salaires, le nombre de travailleurs employés par les entreprises d’État ainsi que la productivité augmentaient, les fonds des caisses d’assurance sociale augmentaient aussi. L’évolution des montants des assurances sociales en milliards de roubles : Premier quinquennat (1928-1932) : 8,9 ; Second quinquennat (1933-1937) : 32,1 ; Troisième Quinquennat (1938-1941) : 79,1 ; Quatrième quinquennat (1946-1950) : 92 ; Cinquième quinquennat (1951-1955) : 123.
En conclusion, un bon niveau des salaires garantissant un niveau de vie décent pour tous et à moindre coût ne peut donc se faire que sous le Socialisme-Communisme, puisqu’il est fondé sur la propriété collective des moyens de production et d’échange entre les mains de tous les travailleurs de la société, sur leur propre appareil d’État construit sur les ruines de celui des monopoles, et sur une planification centralisée et démocratique de la production.

La démarche du Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) repose sur la démonstration que seul le Socialisme-Communisme permettra de résoudre les problèmes et les enjeux posés aux travailleurs. C’est pour cela que nous avons lancé les campagnes « Accusons le capitalisme », et notamment celle « Contre la vie chère », pour démontrer que le combat contre la vie chère et l’inflation des prix fait partie du combat de classe contre le capitalisme-impérialisme et pour le Socialisme-Communisme.
A l’occasion du centenaire de la fondation de l’URSS, le 30 décembre 1922, le PCRF souhaite également rappeler les succès du socialisme pour la vie des travailleuses et travailleurs, lors d’initiative telle que celle qui se déroulera en région parisienne, afin de redécouvrir son exemple et démontrer que le Socialisme-Communisme représente l’avenir de la société humaine.
Le capitalisme menace notre pouvoir d’achat ? Accusons-le et renversons-le.

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