Kanaky : Soutien à la lutte du peuple kanak pour ses droits !
Depuis quelques semaines, la Kanaky (officiellement « Nouvelle-Calédonie ») s’embrase : de violentes manifestations et des révoltes ont eu lieu sur l’archipel. La cause de cette révolte réside dans l’opposition des Indépendantistes kanaks à un projet de loi constitutionnelle portant sur le dégel du corps électoral, qui a été adopté par l’Assemblée nationale dans la nuit du 14 mai au 15 mai dernier. Des barrages ont été érigés par des manifestants et le nombre de morts s’élève à 7 au 24 mai. On se rappellera que la violence institutionnelle de l’État colonial français n’est pas un mythe avec, par exemple, le massacre de 19 indépendantistes dans la grotte d’Ouvéa en mai 1988.
Macron, en visite surprise le 23 mai dernier, muni de sa feuille de route, s’est empressé de déclarer « que personne ne compte sur une forme de recul de la République. On ne cède pas à la violence ». Il a précisé que « cette réforme (qui a soulevé le peuple Kanak) pourrait être soumise au Congrès à un vote des 3/5ème, soit être soumise à la population française à nos concitoyens pour un référendum » et a appelé à la fin des violences et la levée immédiate de tous les blocages, conditions pour la fin de l’état d’urgence ! Le prince-président s’est fendu d’un trait du type « ce n’est pas le Far West donc la République doit reprendre l’autorité sur tous les points et apporter la sécurité à chacun ». 23 escadrons de gendarmes mobiles, 3500 de forces de l’ordre bourgeois (dont 480 gendarmes mobiles de plus envoyés au moment où le gouvernement français annonce la levée de l’état d’urgence, le 28 mai, pour maintenir le couvre-feu en vigueur de 18 heures à 6 heures sur tout le territoire), 130 du GIGN et Raid sont déployés en Kanaky pour défendre les intérêts de l’impérialisme français !
Rappelons que dès le 13 mai, les Fédérations T.H.T (Transport aérien et terrestre-Hôtelleries) et Port & Docks du syndicat Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE), proche de la CGT, ont appelé tous leurs adhérents et notamment les militants de l’aéroport de Tontouta et du port, principales portes d’entrée de Kanaky, à cesser le travail pour une durée de 24 heures, reconductible. En France métropolitaine, le Front de Libération National Kanak et Socialiste (FLNKS), coalition de partis politiques indépendantistes comme l’Union Calédonienne (UC) ou encore le parti de libération kanak (Palika), avec l’USTKE et le collectif Solidarité Kanaky, a organisé un rassemblement devant le Palais Bourbon, à Paris, le 14 mai dernier à 14 h. D’autres rassemblements se sont déroulés le 19 mai dernier partout en France métropolitaine, en jonction avec les manifestations en soutien à la Palestine.
Que prévoit ce projet de loi ?
Depuis la loi du 19 mars 1999 « relative à la Nouvelle-Calédonie » suite à l’accord de Nouméa, signé le 5 mai 1998, les élections en Kanaky fonctionnent avec 3 listes électorales : une première liste dite « générale », une seconde liste dite « spéciale pour les provinciales », et une troisième liste dite « spéciale pour la consultation. » L’inscription sur la première liste permet de voter aux élections européennes ainsi qu’à celles organisées sur tout le territoire national et il faut avoir au moins 18 ans la veille du jour du scrutin, être de nationalité française, et jouir de ses droits civils et politiques, pour y être inscrit. Les deux autres listes sont une exception kanake, qui répondent à des conditions restrictives pour y être inscrit, en plus de celle d’être inscrit sur la liste générale. L’inscription sur la seconde liste permet de voter aux élections provinciales pour élire les membres des Assemblées de provinces et du Congrès, pour ceux vivant en ’’Nouvelle-Calédonie’’ avant 1998 ainsi que leurs descendants qui y vivent depuis plus de dix ans, et l’inscription sur la troisième liste, aux conditions beaucoup plus restrictives permet de voter aux référendums sur l’indépendance de la Kanaky. Ce projet de loi constitutionnel sur le dégel du corps électoral prévoit d’élargir la seconde liste aux 42 596 des électeurs inscrits sur la première, 1 électeur sur 5, leur permettant donc de voter aux élections provinciales. Ce système des 3 listes électorales permet de préserver l’équilibre entre la population kanake et les nouveaux arrivés de France métropolitaine après l’accord de Nouméa, dont le nombre a augmenté au fil du temps. Les Indépendantistes craignent que ce projet de loi ne marginalise la population kanak en diluant leur pouvoir électoral. Ainsi selon Daniel Wea, président du mouvement des jeunes Kanak en France (MJKF), « les nouveaux votants vont noyer l’existence de notre peuple. » Également « ils commencent avec le dégel du corps électoral, mais il en va de notre identité. Je ne sais pas s’ils se rendent compte qu’ils sont en train d’écraser notre identité, c’est une forme de recolonisation qu’on n’acceptera pas » proteste Malo, un jeune kanak ayant manifesté le 14 mai dernier devant le Palais Bourbon. Défendant « le dégel du corps électoral [comme étant] un enjeu démocratique majeur, incontournable », Gabriel Attal a déclaré qu’« aujourd’hui, des personnes nées en Nouvelle-Calédonie […] ou qui y résident depuis de très nombreuses années […] sont privées du droit de vote. » « les Calédoniens, exclus du corps électoral depuis 25 ans, attendaient de pouvoir revoter dans leur pays » estime Nicolas Metzdorf, député Renaissance de Kanaky et rapporteur du projet de loi. Il ajoute qu’ « on a mis à l’Assemblée nationale une loi qui instaurait le droit, pour ceux présents depuis au moins dix ans sur place, de voter aux élections locales. »
Cette loi n’a d’autre objet que d’interdire au peuple Kanak d’accéder à l’indépendance par la voie ’’légale’’ en faisant voter les métropolitains de plus en plus nombreux lors des élections en plus des moyens usuels des démocraties bourgeoises qui tronquent les scrutins (pouvoir économique des monopoles et entreprises, exploitation salariale, médias, État bourgeois (bureaucratie, administration, justice, police...). En France métropolitaine, les populations étrangères (souvent des ex-colonies) n’ont pas ce droit de vote et pourtant elles y travaillent et paient des impôts.
Selon une étude de l’INSEE publiée en 2019, les Kanaks représentent 41,9 % de la population de Kanaky, 24,1 % de la population sont d’origine européenne, et 8 % à la communauté wallisienne et futunienne. Si les kanaks représentent 29 % de la population de la province sud, ils représentent également 72 % de la province nord et 95 % de la population des îles Loyauté. Outre les inégalités territoriales, les inégalités faces à l’emploi persistent, même à niveau de diplôme équivalent. Selon l’INSEE en 2022, les kanaks occupent 40 % des emplois salariés et 72 % des emplois à temps partiel. Ils sont également sous-représentés dans les postes à responsabilités : 3% des Kanaks du secteur privé sont cadres contre 13 % des non-kanaks. Selon le recensement de l’INSEE en 2019, les écarts de diplôme sont également criants car, là où 54 % des « européens » de l’archipel étaient diplômés de l’enseignement supérieur, l’indicateur tombait à 24 % pour les métisses et 9 à 8 % pour les wallisiens-futuniens et les Kanaks. Selon une étude de l’INSEE de 2023, 51 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté en Kanaky, soit une personne sur cinq. Toujours selon cette même étude, l’écart du niveau de prix à la consommation de 31 % d’avec la France métropolitaine, surtout au niveau des produits alimentaires où ils sont 78 % plus chers en Kanaky. Mais les caldoches loyalistes ne pointeront que les pillages et autres blocages sans se soucier de la pauvreté subie par la majorité Kanake !
La Kanaky attise toutes les convoitises.
Outre sa position géographique stratégique dans le Pacifique, la Kanaky détient entre 20 à 30 % des ressources mondiales de nickel, un élément essentiel dans un très grand nombre d’industries : informatique de pointe, aéronautique, batteries au lithium-ion et les équipements militaires, etc. L’industrie du nickel est un des principaux employeurs de l’archipel, avec un total de 13 000 emplois liés à cette activité, près d’un emploi sur quatre. Outre aussi l’abondance de ses ressources de pêche, la zone économique exclusive (ZEE) kanake est de 1,3 millions de km², représentant 13% de la ZEE française qui, pour rappel, se classe ainsi 2ème mondiale, derrière les États-Unis. L’État colonial français est prêt à tout pour maintenir la Kanaky sous son contrôle, comme l’a prouvé le maintien du 3ème referendum en 2021 malgré les demandes des Indépendantistes de repousser la date du vote jusqu’à la fin de la période coutumière du deuil kanak durant la période de Covid-19. Si le « non » à l’indépendance l’a emporté à 96,50 % des suffrages exprimés contre 3,50 % pour le « oui », la participation n’a été que de 43,87%. Les Kanaks sont privés des richesses créées sur leur terre et de leur pleine souveraineté. La filière du nickel est en crise, car depuis 4 ans, le premier producteur mondial, l’Indonésie inonde le marché de son nickel plus rapidement que la hausse de la demande. Il faut aussi ajouter aux causes de cette crise la flambée des prix de l’énergie et la baisse de 32 % de la production de nickel au premier trimestre de 2024. Outre le fait que le prix de la tonne de nickel a chuté de 45 % en 2023. Ainsi subissant de plein fouet la chute des prix du nickel et du manganèse, le groupe monopoliste minier français Eramet a enregistré un résultat net en baisse de 85 %, à 109 millions d’euros, et a dû enregistrer une dépréciation d’actifs de 218 millions d’euros liée à sa filiale en Kanaky Société Le Nickel (SLN), qui est le premier employeur. Dans le nord, l’usine KNS a été mise en sommeil au mois de mars suite à l’annonce du départ de l’entreprise Glencore, en recherche d’un repreneur d’ici au mois d’août sous peine de licencier les 1750 salariés. L’usine du sud Prony Ressources est à la recherche d’un nouveau partenaire après le départ du négociant suisse Trafigura. Plusieurs grèves, comme celle du 25 janvier dernier lancée par le Syndicat Général des Travailleurs de l’Industrie de Nouvelle-Calédonie (SGTI-NC), affilié à la CFE-CGC et majoritaire à la SLN, ont eu lieu pour inciter les actionnaires des 3 usines de raffinage du nickel en Kanaky à participer au redressement du secteur. Pour sauver la filière nickel, stratégique dans la course au capitalisme vert, le gouvernement Macron-Attal a proposé un « pacte nickel » en novembre dernier prévoyant d’aider les usines face aux coûts de l’énergie, et dont un tiers serait financé par le gouvernement de Kanaky alors que les deux tiers le seraient par l’État français. « Hors de question » répondent les Indépendantistes face à une dette, intenable pour la Kanaky, s’élevant à 153 % de son budget. Alternativement en mars dernier, le groupe UC-FLNKS et nationalistes au congrès kanak a déposé une proposition de vote relative à la création d’une Organisation des pays exportateurs (et/ou producteurs) de nickel sur le modèle de l’OPEP pour le pétrole. Ayant germée en 2013, « on a repris l’idée aujourd’hui parce qu’on pense que c’est le moment de le concrétiser [pour] établir des discussions avec les autres États producteurs de nickel, dans le Pacifique notamment avec l’Indonésie, les Philippines et tous les pays intéressés pour voir de quelle manière on puisse exploiter au mieux et en toute responsabilité cette ressource nickel » selon Pierre-Chanel Tutugoro, chef du groupe UC-FLNKS et nationalistes au Congrès. L’intérêt selon ce dernier « est de permettre d’avoir […] une certaine stabilité dans les cours du nickel pour […] maintenir les coûts de production de nos gisements ici localement [pour] maintenir nos emplois [pour] le fonctionnement de nos structures. » Selon Sylvain Pabouty, 3éme vice-président du Congrès kanak, l’Indonésie « a tout intérêt à être dans une [telle] structure […] pour pouvoir être dans les mêmes standards et normes » pour exporter son nickel « pas uniquement à la Chine, il faut aussi […] vers l’Europe » et répondre aux problèmes générés par la dépendance économique à la Chine, les accidents mortels et les saccages de l’environnement. Outre l’industrie du nickel, les liens de l’impérialisme français avec la Kanaky se manifestent aussi par son système bancaire, puisque la BPCE, via la Banque Calédonienne d’Investissement (BCI), la BPCE Lease Noumea, ou encore la Banque de Nouvelle-Calédonie (BNC), ou encore la SG, via la Société Générale Calédonienne de Banque (SGCB) ou encore la Socalfi, y sont présentes. Tout cela a également pour conséquence d’aggraver les contradictions inter-impérialistes.
La Kanaky est considérée comme une « cible prioritaire » par la Chine qui a lancé une campagne de propagande pour l’intégrer dans son réseau d’influence. La Chine est également le principal sponsor du groupe Fer de lance mélanésien, créé en 1986 pour « promouvoir et renforcer le commerce entre les membres, l’échange de cultures, de traditions, de valeurs mélanésiennes et l’égalité souveraine », « favoriser la coopération économique et technique entre les membres » et « aligner les politiques des pays membres [pour] promouvoir les objectifs communs […] en matière de croissance économique, de développement durable, de bonne gouvernance et de sécurité. » Outre l’Indonésie, le Timor oriental, le « Mouvement uni pour la libération de la Papouasie occidentale », Vanuatu, les Îles Fidji, les Îles Salomon, et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le FLNKS en est membre à part entière. Les relations sino-kanakes s’intensifient par l’intermédiaire des liens entre l’Association d’Amitié Sino-Calédonienne (AASC), dirigée par 2 anciens collaborateurs de l’actuel président UC - FLNKS du congrès Roch Wanytan et militants actifs de l’UC, et l’Association du peuple Chinois pour l’amitié avec l’Étranger (APCAE).
Étant en recherche de soutiens internationaux, le FLNKS a noué des liens étroits avec l’Azerbaïdjan, pays lié aux intérêts des monopoles russes. Fin avril dernier, Omayra Naisseline, élue UC-FLNKS au Congrès kanak, a rencontré Sahiba Gafarova, présidente de l’assemblée nationale d’Azerbaïdjan, à Bakou pour signer un mémorandum de coopération. À la presse locale, l’élue kanake a ouvertement remercié le gouvernement d’Azerbaïdjan « pour son soutien à [la] lutte du peuple kanak » et « salu[ait] le partenariat établi […] entre [les] deux pays. » Selon Roch Wamytan, « Nous devons trouver des appuis extérieurs du fait que le président Macron est sorti de son impartialité depuis les accords de Matignon. Nous devons aller à l’extérieur pour pouvoir être entendus. » Cette affaire a fait l’effet d’une bombe, puisque les Loyalistes et le Rassemblement, formations politiques anti-indépendantistes et donc défendant les intérêts de l’impérialisme français, ont annoncé leur intention de saisir le procureur de la République. Le FLNKS entretient des relations étroites avec le Groupe d’Initiative de Bakou (GIB), une ONG basée à Bakou et fondée en juillet 2023 pour « soutenir le combat contre le colonialisme et le néo-colonialisme » français. Le FLNKS et le MJKF ont co-signés le 16 mai dernier avec le GIB et 12 autres mouvements indépendantistes dans les colonies françaises d’outre-mer un communiqué exprimant leur « solidarité totale avec le peuple de Kanaky et […] sa lutte actuelle contre le dégel du corps électoral et pour le retrait [de ce] projet de loi. » Dénonçant « le passage en force [gouvernemental] », les signataires appellent « la France à arrêter ses pratiques coloniales et à laisser au peuple Kanak le droit de décider librement de son destin ! »
L’Australie s’intéresse aux ressources de l’archipel pour son accès à l’océan pacifique, et les États-Unis, recensant le nickel parmi les métaux critiques dont l’approvisionnement doit être sécurisé et conscient de l’emplacement stratégique occupé par l’archipel, ont également des intérêts pour leurs monopoles à défendre en Kanaky. Ils disposent d’une influence économique comparable à celle de la Chine notamment dans l’industrie du nickel : en mars 2021, l’ancien actionnaire de l’usine du Sud, Vale NC, a cédé ses parts à différents acteurs dont un consortium kanak et un fonds d’investissement australien Agio Global, en même temps le constructeur automobile américain Tesla a signé un accord d’approvisionnement avec l’usine du Sud. Aussi ces deux pays, via l’alliance AUKUS, ont clairement indiqué ne pas vouloir s’engager dans une coopération stratégique de grande envergure avec la France dans le Pacifique. Ce choix doit être interprété comme des contradictions inter-impérialistes dans la région. Les revendications du peuple Kanak à jouir pleinement de son droit à l’autodétermination et à choisir son propre modèle de développement sont légitimes et doivent être inconditionnellement soutenues par l’ensemble des travailleurs en France. Mais elles ne pourront pas être réalisées en s’alliant ou en coopérant étroitement avec des pays qui, comme la France, sont pleinement impliqués dans les guerres pour la conquête de nouvelles sources de matières premières et de nouveaux débouchés.
Le peuple Kanak avec sa classe ouvrière et le Parti de sa classe ouvrière en avant-garde doit trouver sa propre voie de développement dans la socialisation de tous les moyens de production avec le socialisme-communisme.
La vie chère, ainsi que la casse des emplois et des outils industriels sont des enjeux auxquels les travailleurs en France sont également confrontés de plein fouet, et ses intérêts ainsi que ceux du peuple kanak, y compris celui d’user de son plein droit à l’autodétermination, sont les mêmes. Comme en France, un large et solide front de classe sous la direction de la classe ouvrière doit se constituer en Kanaky pour inverser le rapport de forces face aux monopoles capitalistes et au colonisateur, et nouer de solides liens avec la classe ouvrière en France et ses organisations de classe. Il est également important que l’USTKE établisse des liens voire adhère, si ce n’est pas déjà fait, à la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), organisation syndicale mondiale fondée en 1945 et connue pour sa ligne de classe très claire et son soutien aux luttes des peuples pour leur droit à l’autodétermination. Cependant le droit à l’autodétermination pour le peuple kanak, comme pour tous les autres, c’est-à-dire le droit d’exercer librement, démocratiquement, sans contraintes ni chantages, sa pleine souveraineté dans tous les domaines de la vie économique, politique, sociale et culturelle de son pays, ne pourra pas être réalisée sans une lutte de libération nationale contre les forces réactionnaires de l’État colonial français pour la souveraineté complète de la Kanaky, non pas dans le cadre du capitalisme-impérialisme mais dans celui du Socialisme-Communisme, mode de production fondé sur la propriété collective de tous les moyens de production et d’échanges entre les mains de tous les travailleurs de la société, sur la construction de leur propre appareil d’État et sur une planification centralisée et démocratique de la production pour répondre aux besoins des populations et des territoires.
Notre Parti, le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF), apporte tout son soutien fraternel aux forces indépendantistes de Kanaky et rappelle sa volonté d’en finir avec les colonies et l’héritage colonial et sa défense du « droit à l’autodétermination jusqu’à la séparation […] reconnu à l’ensemble des peuples des DOM-TOM » et notre détermination à permettre un processus qui « pourrait concerner les seules personnes nées sur le territoire, dont les parents sont nés sur le territoire et pas les expatriés » afin de garantir aux peuples concernés un réel pouvoir sur leur avenir (citations tirées du Programme du Parti Communiste Révolutionnaire de France, partie II.).
Sous le socialisme-communisme en France, quelle que soit la décision du peuple kanak, se séparer pour devenir un État indépendant ou rester rattaché à une France socialiste (donc dirigée par les travailleurs), cette dernière apportera son aide solidaire à la Kanaky pour se développer, gommer tout l’héritage du capitalisme-impérialisme et de la colonisation, ainsi que promouvoir une politique d’émancipation et de promotion de la culture nationale kanake.
Révoltes paysannes : pour une agriculture populaire !