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L'historienne Annie Lacroix-Riz diffamée : Soutien du PCRF ! - Parti Communiste Révolutionnaire de France

L’historienne Annie Lacroix-Riz diffamée : Soutien du PCRF !

Le Parti Communiste Révolutionnaire de France exprime sa solidarité la plus fraternelle à la camarade Annie Lacroix-Riz, victime d’une nouvelle campagne de calomnies et diffamations, et cette fois venant de la CGT au travers d’une lettre d’un dénommé Pascal Debay, secrétaire de l’UD de Meurthe et Moselle, responsable du secteur prétendument "lutte contre l’extrême-droite" de la CGT, commun avec le groupement intersyndical VISA, aux membres de la Commission Exécutive Confédérale, organisme dont il est membre, révélant par là-même l’existence en son sein d’un courant tout aussi violemment anticommuniste que ceux qui ont existé derrière Belin avant 1940 et derrière la tendance FO après la Libération, initiatrice de la scission de la CGT en 1947-1948.

Cette nouvelle attaque fait suite au retrait d’une fiche la diffamant et à la lettre d’excuses que lui avait adressée Philippe Martinez, le 14 janvier 2019, sur le prétendu caractère "complotiste" de son œuvre d’historienne et de liaisons avec la mouvance dite "rouge-brune". Nous appelons nos lecteurs à prendre connaissance du dossier sur le site de Annie Lacroix-Riz (http://www.historiographie.info).

Il faut avoir conscience de la gravité de ce qui se passe au travers de l’agression contre notre camarade, historienne renommée, dont les travaux universitaires sont reconnus tant par ses pairs que par un public de militants ouvriers qui n’ont pas renié l’héritage révolutionnaire du mouvement syndical français. Il suffit de savoir qu’elle caracole largement en tête des ventes des livres d’histoire universitaires, et sans concession formelle, chez Armand Colin. Par ses calomnies et insinuations, le médiocre Pascal Debay, qui en 2016, très fier d’avoir rencontré le ministre Macron, le qualifiait "d’homme de dialogue", vise justement à dénigrer et disqualifier les travaux scientifiques de l’historienne par des attaques personnelles ne reposant sur rien d’autre que les attaques dont elle est l’objet de la part de… l’extrême-droite dont M. Debay prétend être le pourfendeur, s’il n’en est pas le "coucou", dont on sait qu’il va pondre dans les nids des autres oiseaux. Dans sa lettre aux membres de la CE-CGT, il cite comme référence deux noms qui le démasquent : Jean-Louis Panné et Olivier Dard.

Jean Louis Panné est un membre de l’Institut d’Histoire Sociale (IHS), créé par Georges Albertini, ancien secrétaire général, pendant la guerre, du Parti collaborationniste de Marcel Déat, avec l’argent de la Banque Worms (une des banques finançant la synarchie avant-guerre comme le montrent les travaux d’Annie sur la base des sources archivistiques disponibles). Cet IHS qui éditait le bulletin Est-Ouest pendant la guerre froide, qui formait les "syndicalistes" de la CFT et de Force ouvrière entre autres, était une excroissance de la CIA. Il prenait place dans les réseaux (stay-behind) créés en Europe occidentale dans le cadre de l’OTAN, officiellement pour lutter contre une éventuelle "révolution communiste" ou "une invasion de l’armée rouge", en fait pour faire barrage à toute évolution nationale vers une politique de gauche.

Aujourd’hui l’IHS est dirigé par Stéphane Courtois, et M. Panné s’y occupe en particulier de l’Ukraine, promouvant des campagnes contre l’Ukraine Soviétique sur la base de celles menées en leur temps par les services nazis, fascistes, et les groupes de criminels antisémites et anti-communistes qui devaient rejoindre la collaboration. C’est un ardent défenseur public de "Maïdan" et du gouvernement qui en est sorti, dont la filiation avec la collaboration avec les nazis est clairement revendiquée.

M. Debay, le "spécialiste de la vigilance contre l’extrême-droite", ne semble pas au courant. Il est vrai que répercuter les "bruits de chiottes", c’est plus facile que d’étudier la réalité de l’extrême-droite aujourd’hui. Laquelle ne se réduit pas à Mme Le Pen et, surtout ne saurait être combattue en votant pour "l’homme de dialogue" dont la politique est clairement marquée par les stigmates traditionnels de l’extrême-droite : politique sociale, attaques contre les libertés démocratiques, glorification de la police et de l’armée, attaques contre la séparation de l’Eglise et de l’État, politique de guerre, et même le racisme, etc.

Quant à l’universitaire Olivier Dard, il nie l’existence de la Synarchie, en refusant de répondre sur le fond à la question : "si la synarchie n’existe pas, pourquoi occupe-t-elle une telle place dans les archives de la police et de la justice ?". Olivier Dard s’est d’ailleurs trouvé publiciste pris la main dans le sac en s’efforçant, après sa flatteuse biographie 2013, de réhabiliter, dans le cadre gouvernemental du Haut comité aux commémorations nationales, le fasciste cléricalo-monarchiste Charles Maurras. Or le personnage est justement pour le moins un sympathisant de l’Action Française, dont il fréquente comme invité les cénacles. Laquelle, selon les archives révélées par Annie, a fourni une grosse partie des cadres de la … Synarchie. Raison pour laquelle il ne faut pas qu’elle existe ! Or, Debay affirme qu’Olivier Dard a « brillamment démoli » les travaux d’Annie.

Mais il ne s’agit pas que de cela : le misérable Debay fait partie de ceux qui ont éliminé la présence des marxistes dans la formation des cadres de la CGT ; de ceux qui hurlent au "conspirationnisme" lorsque les militants dénoncent l’Union Européenne comme une machine au service de la bourgeoisie monopoliste, et son bras armé anti-syndicalisme de classe qu’est la CES ; ou qui à l’unisson avec Macron dénoncent l’extrême-droite derrière les Gilets Jaunes !

On est là loin de la lutte contre l’extrême-droite, réduite par ailleurs au Rassemblement National, marqué par ses origines fascistes, mais dont on se garde bien de rappeler qu’en 1958, Le Pen soutenait le coup d’Etat gaulliste instaurant la Vème République ! On est dans une opération qui vise à intégrer le mouvement syndical dans la politique de la bourgeoisie monopoliste pour mieux le détruire. Il n’est donc pas étonnant que la FSU et le SNESUP, auxquels appartient Annie Lacroix-Riz, fassent profil bas, condamnant pour le second du bout des lèvres pour mieux réaffirmer la volonté de collaborer avec VISA (et se tenant muette pour la première).

L’opération Debay/Visa ne s’inscrit-elle pas dans les perspectives de la Confédération Européenne des Syndicats, interface politico-financière de l’UE et du mouvement syndical intégrationniste, et de la Confédération Syndicale Internationale, fruit des amours vicieuses de la CIA, du Vatican et de la social-démocratie ? La CGT en est membre et la FSU demande à genoux à les intégrer.

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