Peuples en luttes, unis contre l’impérialisme !
L’année 2026 s’est ouverte sur différentes agressions ou menaces de grandes puissances capitalistes à l’encontre des peuples du monde. Durant les premières semaines de janvier 2026, c’est l’Iran, pris dans un grand mouvement de mobilisation populaire, qui s’est vu menacé d’intervention directe par les Etats-Unis sous le prétexte de protéger les manifestants. Une menace qui faisait suite aux bombardements et attaques militaires américaines contre le Venezuela, le samedi 3 janvier, ainsi qu’à l’enlèvement de Nicolas Maduro et de sa femme. Une menace américaine dans la continuité de celles déjà proférées à l’encontre de la Colombie, du Mexique ou de Cuba socialiste, démontrant aux peuples du monde l’instabilité profonde du système impérialiste mondial et la continuation de sa crise.
Quel internationalisme aujourd’hui ?
Les dangers encourus par les peuples face à ces violations des frontières et souverainetés nationales au nom du profit nous renvoient à la réflexion stratégique : quelle riposte organiser contre ce nouveau cycle d’agressions ?
En Iran, nous sommes face à un gouvernement bourgeois en crise, pris dans les contradictions inter-impérialistes entre la Chine, les USA et Israël, ayant fait le choix de sacrifier les besoins populaires au profit des intérêts d’une bourgeoisie faible et en difficulté. Ses politiques ont alimenté l’inflation, maintenu les salaires à des niveaux extrêmement bas, réprimé les mobilisations populaires en entraînant la mort de nombreux manifestants, et interdit les activités du Parti communiste (Tudeh) ainsi que l’exercice des droits politiques de la classe ouvrière.
Au Venezuela, le gouvernement Maduro a été l’expression de la crise nationale de la rente pétrolière, ayant alors éliminé les conventions collectives, réduit le coût des licenciements et, en général, ayant démantelé les droits et les conquêtes historiques de la classe ouvrière vénézuélienne.
Les peuples iranien et vénézuélien se voient donc pris en étau entre leurs bourgeoisies nationales et les manœuvres du capitalisme international des monopoles dans leurs développements inégaux.
Si la tâche stratégique de la révolution socialiste y est à l’ordre du jour, cette tâche appelle à être liée à une série de batailles tactiques parmi lesquelles, aujourd’hui, pour nous, en France, se trouve la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, c’est-à-dire le pouvoir de décider en toute indépendance de l’avenir de leurs intérêts et de leurs luttes de classes.
Ce travail politique doit être à la hauteur d’enjeux régionaux pouvant s’embraser à une plus grande échelle, nécessitant une riposte des peuples unis en lutte contre le système impérialiste. La publication de la « Stratégie de sécurité nationale des États-Unis », en décembre 2025, témoigne du fait qu’une intensification du conflit avec la Chine pour la suprématie mondiale est à l’ordre du jour, comme l’ont rappelé les récentes tensions autour de Taïwan et de la Mer de Chine méridionale.

La lutte contre notre impérialisme en premier lieu
Un internationalisme conséquent doit viser en premier lieu notre propre impérialisme, dont les monopoles se développent au niveau mondial et prennent une place importante dans les luttes d’influence, aux dépens des peuples du monde et de la classe ouvrière en France.
Dans l’aviation par exemple, l’entreprise française Exail a franchi un nouveau cap avec la signature d’une commande portant sur des centaines de drones de neutralisation de mines, destinés à plusieurs marines. Du côté de l’énergie, Orano a décroché une subvention de 900 millions de dollars de la Maison Blanche pour enrichir de l’uranium dans l’Etat du Tennessee, tandis qu’Airbus est de son côté désormais majoritaire en Chine, un marché où il dispose de 50% des parts de marché de l’aviation, loin des 10% enregistrés dans les années 90. Au-delà des apparences diplomatiques d’hostilité, nous retrouvons la stratégie des monopoles français de rattrapage du taux d’exploitation et de recherche de domination au sein de l’UE impérialiste, afin de mieux pouvoir négocier des positions avantageuses, au sein des contradictions inter-impérialistes mondiales.
Cette position d’indépendance des intérêts de nos monopoles se retrouve également du côté des traités internationaux, avec la récente ratification du « traité de libre-échange » entre l’UE et le Mercosur. L’accord vise à supprimer 92% des droits de douane sur les biens en provenance d’Amérique latine (Argentine, Brésil, Paraguay en premier lieu), importés dans l’Union européenne, provoquant la colère paysanne dans toute l’Europe. Les négociations, accords et refus d’Emmanuel Macron de ratifier le traité sont une nouvelle preuve des âpres tractations dont sont capables nos monopoles dans les contradictions internationales.
Le budget 2026, à nouveau adopté à coups de 49-3, confirme le plan d’attaque antipopulaire, répondant aux intérêts des monopoles français, avec le soutien traditionnel du PS.
Défendre notre classe, construire notre parti !
Lutter contre notre bourgeoisie, c’est donc lutter pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notre impérialisme n’étant en rien « vassal » des USA mais pleinement acteur dans les contradictions contemporaines. Les agressions de l’impérialisme se multipliant dans le monde démontrent que seule la classe ouvrière et son parti sont capables d’assurer la pleine indépendance des peuples, par le développement harmonieux des forces productives sous le socialisme, seul régime donnant les capacités de défense nécessaires face au système mondial des Etats impérialistes. C’est en construisant notre parti, à partir de la section d’entreprise comme fondation, que nous aurons la capacité de défendre les peuples face aux manœuvres de nos monopoles.
Renforçons notre Parti Communiste Révolutionnaire de France, défendons notre classe et les peuples du monde contre l’impérialisme, stade suprême capitalisme !
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