Quelle perspective pour en finir avec le capitalisme ? Construire notre Parti communiste !
En juin 2025, le jeune Parti Communiste Révolutionnaire de France a tenu son 2ème Congrès dans un contexte de crise aggravée du capitalisme-impérialisme à l’échelle mondiale comme au plan national.
Au plan international, des guerres sans fin se multiplient à travers la planète, trouvant leurs sources dans l’exacerbation des affrontements inter-impérialistes pour la mainmise des monopoles et de leurs États sur les ressources et les marchés. C’est le cas notamment en Ukraine, qui sert de proie à dépecer pour les puissances impérialistes russe, états-unienne et européennes, comme le montrent les manœuvres acharnées menées d’une part par Trump (sommet avec Poutine le 15 août) et d’autre part par les gouvernements de l’UE (réunion du 11 août, en réponse à l’organisation de ce sommet). C’est aussi le cas au Proche-Orient, où l’entreprise génocidaire et annexionniste de l’État israélien à Gaza et en Cisjordanie, accomplie en toute impunité, sert les intérêts non seulement de son allié américain mais aussi de nombreux monopoles français, allemands et britanniques ; même si, à travers les simagrées dérisoires de certains dirigeants européens à l’égard du gouvernement Netanyahou, on voit la volonté de préserver les débouchés économiques obtenus par exemple au Qatar, aux E.A.U ou en Arabie Saoudite. Mais le nombre de conflits inter et intra-étatiques, souvent passés sous silence médiatiquement, ne cesse d’augmenter également en Afrique (Soudan, Sahel, Congo…) et en Asie (Birmanie, Pakistan, Cambodge-Thaïlande…). Au total, en 2024, un record de 61 conflits concernant 36 pays, a été établi, et 2025 prend le chemin d’un nouveau record en la matière…
80 ans après Hiroshima et Nagasaki, la poursuite de la terreur nucléaire et la course aux armements généralisée dans les États impérialistes révèlent le caractère irrémédiablement barbare et inhumain du régime capitaliste, face auquel notre Parti a lancé une campagne Pour la paix, intitulée « Des crédits pour les besoins populaires, pas pour la guerre ! » (voir sur notre site).
L’actualité internationale nous rappelle aussi que les guerres, pour les impérialismes, sont un moyen de prolonger leurs politiques hégémoniques au service de leurs plus gros monopoles : ainsi en est-il de l’« accord UE-USA » sur les droits de douane, signé le 27 juillet 2025 entre Trump et Von der Leyen, imposant 15% de taxes (au lieu de 30%) sur la plupart des produits européens exportés aux États-Unis ; la contre-partie étant l’achat de pétrole, de gaz et de matériel militaire américain pour 750 Milliards de dollars et des investissements pour 600 Mds de plus. Cet accord ne signifie pas une reddition de l’UE, mais un arrangement qui sert les intérêts de certains secteurs, comme l’aéronautique, la chimie, l’automobile, les matières premières et ressources naturelles, qui voient leurs droits de douane levés, au détriment des autres secteurs.
Au plan national, le gouvernement Bayrou poursuit sa croisade austéritaire et antisociale : Les annonces budgétaires de Bayrou, le 15 juillet 2025, censées économiser 44 Milliards d’euros, s’en prennent prioritairement au monde du travail, aux services publics et à la protection sociale : gel du barème des impôts, des prestations sociales et des retraites en 2026, gel des dépenses de l’État, non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, suppression de 2 jours fériés, 5,3 milliards d’euros retirés aux collectivités, doublement des franchises médicales, nouvelle attaque contre l’assurance-chômage (la 5ème en 7 ans !), etc. Mais, unique augmentation, l’ajout de 3,5 milliards d’euros en 2026 pour le budget des armées, déjà doté de 64 Mds prévus pour 2027 (contre 32 Mds en 2017…).
Pour faire diversion, certaines mesures en trompe-l’œil sont placées sous les regards médiatiques, comme par exemple le soi-disant « accord pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie », qui n’abolit nullement le fait colonial à l’encontre du peuple kanak (voir notre article en page 11) ; ou l’agitation de Darmanin autour de l’emprisonnement de narco-trafiquants à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil, alors que la surpopulation carcérale atteint des records et que l’abandon de la jeunesse populaire alimente l’économie parallèle liée au trafic de la drogue.
Face à de telles attaques, l’urgence est plus que jamais à la constitution d’un front de luttes organisant et planifiant les mobilisations, au lieu des actions dispersées et de l’attentisme syndical, qui semble prévaloir aujourd’hui.
Les pétitions (comme celle contre la Loi Duplomb, ou celle de l’intersyndicale contre le Budget Bayrou), même si elles peuvent montrer l’ampleur du ras-le-bol des victimes de ces mesures, ne remplacent pas les luttes ouvrières, seules à même de bloquer non pas « le pays », mais les profits des monopoles et entreprises, qui sont à l’origine de toute politique d’un État capitaliste.
Un tel front de mobilisation nécessite cependant que le syndicalisme de lutte de classe, tel que le portait autrefois la CGT, soit réactivé, afin de monter un véritable mouvement populaire contre le double ennemi de tout travailleur et de toute travailleuse, à savoir le patronat exploiteur et son État protecteur des monopoles !
Et parallèlement, il y a urgence à redonner à la classe ouvrière un Parti qui offre une perspective politique à ses aspirations exprimées dans les luttes : le Parti communiste contemporain et léniniste que le PCRF travaille à construire, pour tracer la voie de la révolution anticapitaliste et socialiste !
