Un gouvernement de bandits et de menteurs pour les monopoles !
Le début d’année a été marqué par la nomination d’un nouveau gouvernement. Macron, le meilleur Président au service des monopoles, gère la crise parlementaire qui a rebondi avec la loi Immigration. L’ensemble est dans la continuité de la crise et de la recomposition politique depuis la fin de l’alternance UMP-PS, et l’expression de la crise du mode de production capitaliste à son stade impérialiste.
La marque de fabrique du banquier Macron…
Les membres de ce nouveau gouvernement ont la marque de fabrique du banquier Macron : un gouvernement de bandits et de menteurs.
Après le record d’affaires et de mises en examen sous sa présidence, nous avons droit à Rachida Dati, avec ses pots de vin reçus de plusieurs monopoles (Renault etc.) au Parlement européen ; la confirmation du Garde des sceaux, malgré ses déboires judiciaires ; Darmanin (sans oublier les plaintes pour violences sexuelles) qui est sous le coup d’une nouvelle affaire pour avoir fait gagner 64 millions au PSG, contre la jurisprudence, en l’exonérant de taxes sur le transfert de Neymar sur simple décision du prince quand il était ministre des Finances ; un premier ministre Attal qui cache sa récente boulette de ministre des Comptes publics, pour avoir précipitamment donné le feu vert en 2023 à une application informatique dans sa version test, dont la conséquence a été l’envoi erroné par dizaines de milliers de taxes d’habitation en particulier à des enfants !
Un gouvernement de menteurs, avec Oudéa-Castera, la ministre de l’Éducation nationale, des sports et des JO, prise en flagrant délit de mensonge contre le service public de l’Éducation nationale et de défense d’une école sexiste pour les riches.
Ce gouvernement de bandits, d’experts, de riches et de menteurs, est un reflet, sous l’impérialisme, de la subordination toujours plus directe de l’État et du gouvernement aux conseils d’administration des monopoles (grandes entreprises).
Stratégie des monopoles français : au cœur de l’État et de l’UE
Les discours d’Attal sur l’abaya, puis sur la sécurité ou sur « ceux qui travaillent » c’est-à-dire le petit capital - sans parler de la classe ouvrière ou de l’exploitation salariale - et cette composition gouvernementale avec l’entrée de Sarkozystes et d’autres, expriment aussi un gage, un tournant supplémentaire vers la réaction. La stratégie des monopoles français est toujours dans l’accumulation de capitaux pour les nouvelles technologies, le capitalisme « vert », le complexe militaro-industriel et une adaptation de l’appareil de production avec une meilleure exploitation des prolétaires.
Cette stratégie s’insère dans le cartel des États impérialistes d’Europe que représente l’Union européenne (UE). Dans leurs plans, les élections européennes de cet été seront une prochaine étape de consolidation de ces politiques en faveur du capital et de tromperies des peuples-travailleurs. L’UE est une entente économique, politique et militaire, contraire aux intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires. Les alliances entre États impérialistes expriment la recherche des intérêts communs de chacune des classes bourgeoises de leurs pays-membres et de l’agrandissement de leurs propres monopoles, comme également le fait d’affronter en commun le mouvement ouvrier, de neutraliser les partis communistes. Ces alliances ne peuvent pas annuler les contradictions aussi bien à l’intérieur de chaque alliance qu’entre différentes unions impérialistes. L’alliance de UE sert le système capitaliste qui conduit à la pauvreté, au chômage, aux guerres impérialistes comme celle en Ukraine, aux atrocités comme celle de l’État d’occupation d’Israël contre les Palestiniens et aux vagues de réfugiés.
Construire l’alternative populaire contre l’offensive du capital !
Mais ceci est leur plan et les plans peuvent être contrariés par les mobilisations ouvrières et populaires. Cela ne peut être réalisé sans s’opposer activement, résister et désobéir classe contre classe à l’UE capitaliste, sans contester toutes les orientations, réglementations et directives anti-populaires de la Commission européenne. Soulignons que l’offensive du capital est globale et concerne tous les États membres de l’Union européenne, ainsi que le reste des États situés sur le continent européen.
Il est donc nécessaire de renforcer la lutte commune des PC et des peuples, de développer une solidarité avec la lutte des travailleurs et travailleuses de toute l’Europe et du monde entier. La récente création de l’Action Communiste Européenne avec notre Parti est un pas qui va dans ce sens. Notre lutte est dirigée contre l’exploitation capitaliste, visant l’instauration du socialisme-communisme. Insistons sur le fait qu’il existe un autre moyen de développement pour les peuples. L’alternative d’une Europe différente émerge de la lutte des travailleurs ; une Europe avec des États socialistes pour la prospérité des peuples, le pro-grès social, les droits démocratiques, la coopération mutuelle, la paix.
Sans renforcement de notre Parti Communiste Révolutionnaire en France, de son travail et de ses liaisons dans la classe ouvrière, il n’y aura pas d’alternative populaire dans notre pays. Au XXème siècle la période des révolutions prolétariennes victorieuses a été ouverte par le léninisme. La voix est tracée, en 2024, cent ans après la disparition de Lénine, nous la continuons !
Evènement organisé à Paris par le PCRF le 8 juin 2025