Un logement digne pour tous !

Plusieurs organisations syndicales, notre Parti, et des associations comme la CNL, ont participé à la mobilisation le 27 mars 2021 pour le droit au logement, contre les expulsions et le logement cher. Vingt et un pays européens se sont joints à cette mobilisation.

Actuellement, deux millions de personnes rencontrent des difficultés pour payer leur loyer et 14% de la population a connu des difficultés de logement depuis le premier confinement. 4 millions de personnes sont sans logement ou en attente d’un logement décent. La crise économique liée au coronavirus a entraîné une explosion de la précarité et une augmentation du recours aux aides alimentaires.

Pour répondre à l’urgence, Emmanuelle Wargon, ministre déléguée en charge du logement, a annoncé le report de la trêve hivernale en juin. « C’est une bombe à retardement, aucune mesure n’a été prise pour prévenir ces expulsions. Le gouvernement n’a prévu aucune revalorisation du Smic, il ne fait rien contre la multiplication des plans de licenciements, rien non plus pour encadrer les loyers », observe Véronique Martin, référente du collectif logement de la CGT.

En 2020, le prix des logements a augmenté plus vite que l’inflation. Les profits issus du logement cher ont à peine diminué, malgré la crise sanitaire et sociale.
Depuis 2000, la courbe des expulsions n’a cessé de grimper : plus de 169 % en dix-huit ans.
Les expulsions pourraient doubler en 2021 par rapport à 2018 (déjà année record). Les classes populaires, les femmes, les minorités, les réfugiés, les sans-papiers... sont les plus exposés et doivent, pour sortir de la rue, accepter des sous logements précaires.
Insuffisantes, les lois censées protéger les locataires (encadrement des loyers, gel du loyer à la relocation, normes de décence, surface réelle, limitation d’Airbnb) sont bafouées par une partie des bailleurs privés et des agences, qui veulent accélérer les expulsions, supprimer la trêve hivernale et criminaliser des sans-logis qui occupent des locaux vides.
Au côté de la CGT, de Solidaires, de la FSU et d’associations comme le DAL (droit au logement), notre Parti a appelé à une journée de mobilisation pour le droit au logement, contre les expulsions et le logement cher. «  On exige la mise en place d’un moratoire sur les expulsions locatives et l’application de la loi de réquisition des logements vides », expose Véronique Martin.
Pour rappel, 3 millions de logements sont vacants en France, et aujourd’hui 12 millions de personnes sont en précarité énergétique.

Les organisations revendiquent notamment :
- un logement abordable, stable, décent, durable et écologique pour toutes et tous, sans discriminations ;
- l’arrêt des coupures d’énergie ;
- la fin de la répression contre les sans-abris et les occupants ;
- le respect du Droit Au Logement Opposable, du droit à un hébergement décent jusqu’au relogement ;
- la baisse immédiate des loyers et la réalisation annuelle de 200 000 HLM, de logements étudiants (30% de HLM dans chaque commune en zone tendue, augmentation des aides à la pierre, arrêt des ventes et des démolitions de HLM) et la revalorisation des APL.
- Pour les étudiants, gratuité des logements CROUS durant la crise sanitaire.
- Gratuité du loyer pour les sans-emplois, les travailleurs en chômage partiel par utilisation du Fond solidarité de loyer (FSL).

La crise du logement n’est pas inéluctable. Le combat prend une envergure européenne, où les mobilisations se sont multipliées. A Berlin, plusieurs dizaines de milliers de locataires ont manifesté et ont obtenu que les loyers privés ne dépassent pas 6 à 12€ le m2 et que des amendes jusqu’à 500 000€ soient délivrées sans délai par la commune contre les bailleurs fraudeurs.

Pour une autre politique du logement, accusons le capitalisme et combattons la vie chère.
Notre Parti milite pour la création d’un pôle de service-public national et municipal des logements sociaux avec nationalisation et municipalisation des immeubles détenus par les monopoles, les compagnies d’assurance, les banques etc.
Pour la démocratisation des comités d’attribution des logements sociaux, des conseils d’administration des organismes bailleurs. La majorité des sièges doit revenir aux représentants des associations de locataires.
Nous combattons toute discrimination selon la nationalité dans le cadre des attributions de logements sociaux et privés par une loi à cet effet.
Nous voulons une politique de rattrapage par de grands travaux d’équipements collectifs et en particulier la construction de logements sociaux (500.000/an, afin de rattraper le retard) afin de fournir à la population des logements sains, adaptés aux besoins et à bas coût. Durant cette période, les immeubles vétustes seront démolis et les logements vides seront réquisitionnés afin de loger des familles et personnes sans logement.

Seul le renversement révolutionnaire du capitalisme et le bris de l’État bourgeois par les travailleurs et la construction du socialisme-communisme permettra de mettre fin définitivement au scandale du mal logement dans notre pays.
Dans le cadre de sa campagne Accusons de capitalisme, le Parti Communiste Révolutionnaire de France appelle les travailleurs et les couches populaires à intensifier le combat pour un meilleur logement, contre la vie chère.

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